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CHAPITRE VI LÉPIDOPTÈRES

Les satyres des plaines, des montagnes et des neiges. — Les nymphales — Les vanesses, pluies de sang. — Les argynnes des bois. — Les argus. — Le machaon et le flambé. — Les piérides, les coliades, les aurores. — Les parnassiens des montagnes. — Les hespéries. — Les sésies. — Les zygènes, les étranges hétérogynis. — Les sphinx. — La tête de mort. — Les papillons qui chantent. — les bombycides. — Le ver à soie, ses âges, son cocon, son papillon. — Les auxiliaires du ver à soie. — Les processionnaires. — Les orgyes à femelles aptères. — Les cossus gâte-bois. — Les psychés et leurs fourreaux. — Les noctuelles. — Les chenilles arpenteuses. — Les phalènes, les papillons de l'hiver. — Les tordeuses, pyrales et teignes, leurs dégâts. — Les brillantes adèles. — Les ptérophores aux ailes divisées.

Les lépidoptères adultes se nourrissent tous de sucs liquides, presque exclusivement puisés dans les fleurs, au moyen d'une trompe flexible, roulée au repos en spirale sous la tête; leurs chenilles, au contraire, pourvues de pièces de la bouche organisées pour broyer, de feuilles, quelquefois de fleurs, de fruits, de bois, très-rarement de substances animales. Cette identité de régime est liée à une conformité de métamorphoses bien plus grande que dans les autres ordres, et ce que nous dirons pour le ver à soie s'applique, presque sans exception, à toutes les espèces.

On les a divisés longtemps en diurnes, crépuseulaires et nocturnes, mots qui s'expliquent d’eu:-

mêmes. Nous devons faire remarquer que ces distinctions sont peu exactes. Ki les diurnes des anciens auteurs ne volent pas la nuit, certaines espèces des deux autres groupes butinent pendant le jour, à l'ardeur du soleil. En outre, les prétendus nocturnes ne sortent pas du repos au milieu de la nuit, dont la fraicheur les engourdit; ils paraissent pendant! le jour dans les régions voisines des pôles, et sont ailleurs toujours plus ou moins amis du crépuscule. La lumière de la lune parait les blesser encore plus que celle du soleil; ils recherchent les soirées sombres. C’est encore une erreur de les croire toujours vêtus d’une livrée obscure; ce sont parmi eux que beaucoup d'espèces présentent les couleurs à la fois les plus vives et d’un ton plus pur que chez les papillons qui volent au soleil, surtout si on examine leurs ailes inférieures cachées, au repos, sous les autres.

Une première section de lépidoptères, paraissant exclusivement dans la journée, ont les antennes terminées par un bouton, et les ailes inférieures entièrement libres des supérieures. Ce sont les chenilles et les chrysalides qui vont nous permettre de meltre un peu d'ordre dans la revue que nous allons passer de ces beaux insectes, dont l'éclat et la grâce ont frappé de tous temps les personnes les plus inattentives et arrachent une exclamation d’étonnement et de plaisir aux plus vulgaires observateurs.

Les chenilles de tous ces lépidoptères n’ont que très-peu de soie. Celles d’un premier groupe, arrivées aux fermes de leur croissance, se fixent à quel-

que Support, se recourbent en are, et filent avee la bouche un petit faisceau de fils de soie qui attache leur extrémité postérieure. Elles changent ensuite de peau, et les chrysalides sont suspendues la tête en bas. Ces chrysalides nues sont, en général, plus ou moins anguleuses aux régions de la tête et du thorax, dont les organes se dessinent en saillie. Si on examine en dessous l’insecte parfait, il semble n'avoir que quatre pattes. En regardant mieux, on reconnait que les pattes de devant, très-courtes et couvertes de larges poils, forment comme une co!lerette autour du cou du papillon. On les appelle souvent pattes palalines ; elles ne peuvent servir à la marche de l’insecte.

Tous les pays de la terre nous présentent les salyres, au vol assez rapide dans les grandes espèces, mais toujours saccadé et sautillant. En effet, leurs chenilles vivent sur les graminées qui sont répandues partout. Les chenilles vertes ou Jaunätres s’amincissent à la partie postérieure, simulant un peu une queue de poisson, et sont rayées dans le sens longitudinal. Elles sont très-difficiles à trouver, bien qu’abondantes, car elles se cachent avec soin pendant le jour; mais la nuit, en parcourant les prairies avec une lanterne, on les voit mangeant les feuilles des gazons. Les chrysalides sont cylindriques, peu anguleuses, grisitres; celles des plus grandes espèces reposent à nu sur le sol: toutes les autres sont suspendues par la queue. Les papillons ont des ailes où dominent le jaune, le fauve, le brun, avec des bordures de taches oculiformes arrondies, à prunelle foncée, à pupille claire. Les

espèces de forte taille vivent dans les bruyères et les heries des lieux secs; d’autres ne se trouvent que dans les allées sombres et humides des bois; cer- {aines affectionnent Les sentiers, le bord des fossés,

Fig. 192. — Satyre myrlil, femelle.

les murs des villages au pied desquels croit l'herbe ; les prairies de nos plaines sont le domaine d'autres

Fig. 195. — Arge Ines.

espèces. Celle que nous figurons, le myrtil, SV rencontre à chaque pas à l’époque de la fenaison (fig. 192). Un groupe particulier d'espèces se nomme satyres demi-deuils, parce que les ailes offrent des dessins et'des ocelles noirs sur fond blanc : ainsi

l’Arge Ines, d'Espagne que nous figurons (fig. 193). On trouve ces papillons dans les clairières herbues des bois et dans les prairies qui les avoisinent. Les montagnes nous pré- (

sentent une autre série de ces insectes, nommés satyres nègres (genre erebia), à cause de la couleur brune ou noirâtre de leurs £ ailes, accidentées seu- Fig: 494.

Ac par Ce Erébie euryale, femelle.

noirs sur des taches rougeâtres (fig. 194). On les voit, à mesure qu'on s'élève dans les Alpes ou les Pyrénées, se tenir confinés pour chaque espèce dans une zone de quelques centaines de mètres d'altitude,

Fig. 195. — Chionobas aello.

changeant avec la nalure des graminées. Enfin, près des neiges perpétuelles, apparaissent les chionobas (qui se promènent à travers les neiges), à ailes d’un fauve terne, nébuleux, peut-être par l'influence d’un froid intense. Autour des hauts glaciers qui entourent le mont Blanc vole le Chio-

nobas aello (fig. 195) ; les autres espèces de ce genre appartiennent aux régions polaires arctiques des deux mondes.

Les nymphales habitent les bois. Leurs chenilles sont nues, de couleur verte, leurs chrysalides trèsanguleuses, avec le dos tement caréné. Dans les allées des bois vole le petit sylvain (Limenitis sibylla), ou le deuil, à ailes d’un noir terne, avec une bande de taches blanches (fig. 196). Il tournoie et se pose

Fig. 196. — Le petit sylvain.

fréquemment sur les branches des taillis. On rencontre aussi, mais moins souvent, près de Paris, le sylvain azuré (L. camilla), dont le noir sur les ailes a un reflet bleu. Le chèvrefeuille nourrit les chenilles de ces deux papillons. Les grandes espèces de nymphales ont leurs chenilles au sommet des arbres les plus élevés, se cramponnant à des fils de soie dont elles enduisent continuellement les feuilles, pour ne pas tomber par le vent. Sur les peupliers et les trembles vit le grand sylvain, qui descend, au mois de juin, d’un vol rapide et en planant, au milieu des routes traversant les vastes forèts du nord de l’Europe. fl est attiré par les ma-

LÉPIDOPTÈRES. 251 tières stercoraires des chevaux et des bestiaux, et se pose dessus avec avidité. Il revient toujours à la même place. Ce rare et beau papillon se trouve près de Paris, dans les bois d’Armainvillers, de Villers-Cotterets, de Compiègne. Au mois de juillet, on rencontre, avec les mêmes habitudes, les grand

Fig. 197. — Petit Mars.

et pelit Mars, dont les ailes ont un beau reflet d’un bleu violacé quand on les examine dans un sens convenable. Les Anglais nomment le srand Mars the purple emperor. Leurs écailles sont à deux couleurs, comme ces images plissées qui représentent deux figures distinctes, selon qu'on les regarde à droite ou à gauche. Les femelles sont beaucoup plus rares que les mâles, parce qu'elles

descendent très-peu du haut des peupliers où vivent les chenilles. Elles n’ont pas de reflet bleu. IL y a dans le petit Mars, outre le type à fond brunâtre, une variété aussi fréquente à fond d’un fauve jaunälre. Autrefois, on prenait le pelit Mars sur les peupliers de la Glacière et des prairies de Gentilly.

Fig. 198. Dans le midi de la France, PT près d'Iyères, de Cannes, vit 4 sur l'arbousier une chenille verte aplatie en limace, avec quatre cornes jaunes bordées de rouge. C’est celle d’une espèce de ce groupe que nous représentons se retournant pour filer la soie du faisceau d’attache de la chrysalide (fig. 198). Le papillon, à odeur de muse, offre les ailes inférieures terminées par deux pointes. Ce Charaxes jasius se trouve sur tout le littoral de la Méditerranée, et les paysans turcs l’appellent le pacha à deux queues (fig. 199).

Dans une division voisine se placent ces magnifiques et gigantesques papillons, aux ailes d’un bleu miroitant, et dont la mode fait usage depuis quelques années pour la coiffure des dames : on colle au-dessous de ces ailes admirables mais fragiles des bandes de crèpe apprèté, et on assujettit le corps à une longue épingle. Ces morphos vivent dans les bois de la Guyane, de la Colombie, du Brésil. Les femelles, à peine connues, parce qu'elles ne quittent presque jamais Le haut des arbres, comme celles de nos nymphales, sont en général de couleur

LÉPIDOPTÈRES. 255 fauve, et ne ressemblant presque pas à leurs splendides époux.

Viennent ensuite les vanesses, aux couleurs vives si connues de tous. Qui n’a suivi dans les jardins, sur le bord des routes, la grande et la petite tortue, le paon de jour, la belle-dame, si agréablement bi-

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Fig. 199. — Charaxes jasius.

garrée, le vulcain aux bandes de feu? Leurs chenilles épineuses vivent, selon les espèces, sur les orties, les chardons, les ormes, les saules, les peupliers, les bouleaux (fig. 200). Elles sont en général sociales dans leurs premiers âges, et se dispersent au moment de se changer en chrysalide. La belledame est un papillon cosmopolite habitant l’ancien et le nouveau monde. La chenille du vulcain cherche à se cacher sous des feuilles d’ortie, qu’elle assemble avec des fils de soie, mais ne parvient guère

à se dérober aux ichneumons qui la guettent. Les chrysalides des vanesses présentent ces belles taches

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Fig. 200. — Chenille et chrysalide de grande tortue.

d’or ou d'argent dont nous avons expliqué la cause. Le Morio, une des grandes raretés fentomologiques

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g. 201. — Vanesse Morio.

de l'Angleterre, est peu commun dans les bois qui avoisinent Paris. Il est fréquent aux environs de

Bordeaux et surtout à la Grande-Chartreuse. Les amateurs parisiens vont chercher à Fontainebleau cette belle vanesse, au fond des ailes d’un riche pourpre sombre (the Gamberwell Beauty des Anglais), avec une large bordure jaune relevée de taches violettes (fig. 201). Bien plus fréquente se rencontre la vanesse Gamma ou Robert-le-Diable, à ailes trèsdécoupées, présentant une sorte de lettre C, en blanc d’argent mat, sur le fond gris noirâtre du dessous de ses ailes de devant (fig. 202). La che-

Fig. 202. — Vanesse Gamma.

nille, qui vit sur l’ortie, le chèvrefeuille, le groseillier, le noisetier, l'orme, est d’un brun rougeûtre avec une bande blanche sur le dos; aussi Réaumur l'appelle la bedeaude, par comparaison avec les bedeaux des églises, habillés de robes de deux couleurs tranchées.

On ne se douterait guère que ces brillantes vanesses ont quelquefois inspiré une terreur superstitieuse. Les papillons à l'état parfait, peu après leur sortie de la chrysalide, répandent un liquide coloré, contenu dans leur intestin, sorte de méco-

nium, résidu des humeurs de la chrysalide, et dont ils doivent se débarrasser avant de prendre leur essor. Chez les vanesses, cette déjection est d’un beau rouge sanguin ou carminé, et quand nombre de papillons éclosent en même temps, les murs sur lesquels cette liqueur tombe semblent parsemés de gouttes de sang. De là l’origine probable de certaines prétendues pluies de sang qui épouvantèrent, au dire des historiens, les populations crédules. Ainsi, vers le commencement du mois de juillet de l’année 1608, les murs d’un cimetière voisin de la ville d'Aix, et ceux des villages et des petites villas des environs parurent tachés de larges gouttes de sang. Le peuple, et même, dit Réaumur, certains théologiens, n’hésitèrent pas à y voir l’œuvre des sorciers où du diable lui-même. Heureusement qu'un homme instruit, de Peirese, alors dans la ville, observa qu’une multitude de papillons volaient dans ces endroits maudits. Il fit éclore des chrysalides dans une boîte, et montra aux curieux inquiets la diabolique pluie de sang sur le fond et les parois. I leur fit aussi remarquer que les gouttes miraculeuses n'existaient pas au centre de la ville, ni sur les toits, qu'elles se trouvaient pour la plupart dans des creux, sous les chaperons des murs, et non à la surface des pierres tournées vers le ciel, et enfin qu’il n'en existait pas à de plus grandes bauleurs que celles où volent ordinairement les papillons. De Peirese n’hésita pas à attribuer à la même cause certaines des pluies de sang dont parle l’histoire, par leur analogie d'époque et de circonstances : ainsi une pluie de sang, rapportée par

Grégoire de Tours, tombée, sous le règne de Childebert, dans différents endroits de Paris et près de Senlis ; une autre, à la fin de juin, sous le roi Robert. Réaumur ajoute que c'est l’espèce ravageant les ormes dans certains cantons (Vanessa polychloros, la grande tortue), qui lui parait la plus capable de répandre ces alarmes. Elle se montre quelquefois en très-grande quantité, quitte les arbres au moment de se mettre en chrysalide et se disperse

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Fig. 205. — Argynne grand-nacré.

alors contre les murs, aux cintres des portes et même dans les maisons. Au reste, il y a des pluies dites de sang qui ont d’autres origines‘.

Les bois sont habités par les argynnes, dont les chenilles épineuses ressemblent aux précédentes, ainsi que les chrysalides très-anguleuses, à tête bifide, mais sans taches métalliques. Les papillons ont le fond des ailes d’un jaune fauve avec une

1 Biblicthèque des Merveilles : les Météores, p. 254

multitude de dessins noirs ; en dessous elles offrent presque toujours des taches imitant complétement l'argent poli, ce qui fait donner à ces papillons le nom de nacrés. Hs se posent volontiers sur les fleurs

Fig. 204.

Chenille et chrysalide de l'Argynnis paphia.

de chardon et de ronce. Tels sont le grand-nacré (Argynnis aglaia, fig. 203), le tabac d'Es-

pagne (A. Paphia), dont une

belle variété femelle a le fond des ailes tout obscurci, sans changement du dessin noir, de même que la panthère noire de Java conserve les taches noires des’panthères fauves. On trouve cette variété femelle accidentellement dans les bois des environs de Paris, à Compiègne, etc.

Elle devient une race constante en Suisse, dans le Valais. Aussi la nomme-t-on Valesina. Les chenilles de ces grandes argynnes vivent sur les violettes de plusieurs espèces (fig. 204).

Les mélitées ou damiers, dont le nom vient de leurs dessins

noirs en carrés, ressemblent en dessus aux argynnes, mais n’ont pas au-dessous les taches nacrées. Les chenilles d’argynnes et de mélitées, selon la

curieuse remarque

de M. Goossens, ont sous la

orge, dans la ligne médiane, une petite poche arrondie, un peu en avant de la première paire de pattes écailleuses. Son usage est tout à fait inconnu;

LEPIDOPTÈRES. 239 elle existe rudimentaire chez les chenilles des vanesses.

Dans un autre grand type des papillons à antennes en massue qui nous occupent, les six pattes sont allongées, propres à la marche; les chenilles se suspendent par la queue en se changeant en chrysalide, mais en outre s’entourent d’une ceinture formée de plusieurs fils de soie accolés. C’est en retournant la tête nombre de fois à droite et à gauche qu’elles fixent ce second lien de Ia chrysalide, puis elles passent la tête et glissent le corps dans ce demi-anneau ; le même mouvement que les précédentes leur a servi auparavant à constituer le faisceau soyeux qui attache l'extrémité postérieure.

Les prairies, les champs, les bois nous présentent une légion de petits papillons aux vives couleurs, offrant au-dessous de leurs ailes de nombreuses rangées de taches en figure d’yeux, qui leur ont valu le nom général d’argus par un souvenir mythologique. Les chenilles de ces lépidoptères sont lentes dans leurs mouvements, à pattes trèscourtes. Élargies et aplaties, elles ressemblent à de pelits cloportes. Les chrysalides sont ternes, raccourcies. Dans les papillons de ce groupe nous devons signaler les petits porte-queues, à cause des pointes de leurs ailes inférieures. [ls sont brunâtres en dessus et habitent les bois, où leurs chenilles se trouvent sur le bouleau, le chêne, le prunellier, la ronce. L'espèce de la ronce a le dessous des ailes d’un vert vif. Les prairies nous offrent les bronxés, à ailes d’un fauve vif,en dessus, avec des dessinsnoirs (fig. 205, 206, 207). Les prés, les jardins, les lu-

zernes, les trèfles sont fréquentés par les azurins, à ailes bleues en dessus chez les mäles, brunes chez les femelles. Les chenilles de ces azurins se nourrissent de légumineuses.

Par un contraste de taille des plus remarquables, les grands porte-queues sont représentés par des papillons de jour de forte dimension. Leurs ailes, à

Fig. 205, 206, 207.

Polyommate, æanthe, adulte femelle, chrysalide, chenille.

fond jaune, sont traversées par des bandes noires dans le flambé (Papilio Podalirius), et couvertes de taches et de dessins noirs dans le machaon (fig. 208, 209). Cette dernière espèce, très-commune, a sa chenille sur les ombellifères, la carotte, le fenouil, ete. Elle est verte, avec des bandes noires parsemées de taches oranges. Quand on l’inquiète, elle fait sortir, comme toutes les chenilles de son genre, du premier anneau après la tête, un tentacule charnu orangé en forme d’Y. Elle offre souvent, ainsi que le papillon, une odeur de fenouil. La chrysalide est tantôt d’un vert clair, tantôt grisàtre (lg. 210). Dans les Basses-Alpes, sur les plateaux des environs de Digne et de Barcelonnette,

Le flambé, le machaon

Fig. 208,

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