Larve
Les criocères ont des mœurs étranges. On trouve en abondance sur les lis des petits coléoptères, à élytres d'un rouge luisant, faisant entendre une petite stridulation lorsqu'on les saisit. La larve est trèsmolle et serait promptement desséchée par le soleil. Son anus se recourbe vers le dos et les excréments se projettent au-dessus de la larve, de façon à lui constituer un manteau , ^, ,, ,,
^ (le Chrysomcle au
protecteur d'où elle ne laisse sortir peuplier.
que la tête (fig. 93). Vient-on à lui
enlever ce vêtement malpropre et
singulier, elle se met à manger avec
voracité afin de réparer le plus
promptement possible le désordre
de sa toilette. Elle marche assez vite,
en attaquant les feuilles des lis par
le bord. La Criocère de l'asperge a des
habitudes analogues. Sesélytres sont
fauves, barrées de noir. Les larves
des criocères deviennent nymphes
en terre, dans une petite coque. Les
cassides, à corps aplati et élargi, leur
ressemblent. La larve de la Casside
verte, qui vit sur les chardons et les
artichauts, dont les côtés sont bordés d'épines
rameuses, présente le dernier anneau du corps
Fig. 93.
Criocère du lis, Lirve et adulte.
recourbé sur le dos en une longue fourche. Cette fourche retient les peaux des mues et les excréments. Cette larve n'a pas un manteau, mais un parasol.
Les coccinelles ne nous rendent que des services, et méritent bien leur nom de bêtes a bon Dieu, vaches à Dieu. Elles ont des points noirs sur leurs élytres globuleuses à fond rouge ou jaune, ou bien la disposition des couleurs est inverse, car ces insectes offrent de continuelles variétés (fig. 94). Elles laissentsuinterunehumeurjaune, fétide, moyen de défense. Si elles se promènent sur les végétaux, ce n'est pas pour leur nuire mais pour les débarrasser d'ennemis acharnés. Elles pondent, en petits tas,
Fig. 94. Fig. 95.
Coccinelle à sept points. Sa larve grossie.
des œufs jaunes, allongés, au milieu des pucerons. Les larves à six pattes , que Réaumur nomme vers mangeurs de pucerons, ont un corps allongé et mou, hérissé de petits tubercules de couleur chocolat ou bleuâtre, avec des taches jaunes ou rouges (fig. 95). Leur extrémité postérieure est munie d'un mamelon visqueux, qui sert à leur progression et à s'accrocher. Leurs pattes antérieures s'opposent l'une à
l'autre et saisissent, un à un, les pucerons pour les porter à la bouche. Quand la nymplie doit se former, lu larve s'accroche à une tige ou à une pierre par son luljercule postérieur, qui se colle au moyen d'une sécrétion visqueuse. L'animal se gonfle, se raccourcit; sa peau, fendue le long du dos, se dessèche et reste en manteau sur la nymphe, dont les élytres écartées ressemblent à une fleur flétrie.
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