LES PUCES
Les puces semblent des hémiptères dégradés, présentant les deux paires d'ailes à l'état de vestiges, d'écaillés de la même couleur que le corps. Elles sucent le sang de l'homme e! de divers animaux. La puce de l'homme, ou puce irritante, a le front lisse (lig. 574). Elle devient plus grosse que la puce du chien et du chat. On prétend qu'elle acquiert une forte taille sur les bords de la mer. Les mâles sont quatre à cinq fois plus petits que les femelles. La puce abonde dans les pays chauds; les Arabes, très-malpropres, logent dans les plis crasseux de leurs burnous des œufs de puces, et des légion- de ces insectes à tous leurs états. Les puces du chat et du
chien peuvent piquer l'homme, mais moins fortement que la puce irritante, et elles le quittent volontiers. La puce du chien ressemble beaucoup à celle de l'homme. La puce irritante choisit avec prédilection les peaux plus délicates des femmes et des enfants. Beaucoup d'animaux ont leurs puces; ainsi le pigeon, l'hirondelle, la chauvesouris, la taupe, le hérisson, le blaireau, le mulot, la musareigne, etc. La puce du lérot (le loir des jardins
li'r. 5"i. — Puce de l'homme, grossie.
est très-allongée et très-aplatie, la plus allongée des puces connues. Elle saute faiblement. C'est probablement le Pulexfasciatus, Bosc.
Par une anomalie singulière, les puces si dégradées ont des métamorphoses complètes. Les œufs sont pondus dans la poussière, dans les fentes du plancher, sur les coussins où dorment les animaux, dans les langes des jeunes enfants. Il en sort des larves blanches et transparentes, sans pattes, très-remuantes.
Ces larves, pourvues de mandibules pour déchirer et arracher, de mâchoires pour scier et couper, se nourrissent indistinctement de diverses matières organiques, telles que sang desséché, détritus, débris de poils et de plumes, cadavres d'insectes, etc. On voit les matières colorer sous la peau leur tube digestif. 11 nous faut à