‹ Les métamorphoses des insectesChapitre 9 sur 27 · LU"J · texte numérisé non relu

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Fig. 220. — Piéride du chou mâle.

tures de plantes fourragères et potagères plusieurs es pèces de la famille des piérides. Ainsi les papillons blancs

Fig. 217 et 218. — Le machaon, le flanil».'

LEPIDOPTERES. 85*

du chou, du navet, de la rave, décroissenl de tàiile, à partir de la Syrie el de l'Egypte, à mesure qu'ils avancent dans les régions du Nord (fig. 220). Leurs chenilles Boni légèrement velues, et, Bans les insectes ennemis don! les larves les dévorent, elles détruiraient la plupart de nos légumes (fig. 224). Les prairies artificielles

Fig. 2-21. — Chenille et chrysalide de la piéride du choux.

nourrissent les coliades, dont les ailes ont le fond jaune, à boni noir. Nous voyons voler sur les fleurs des trèfles et luzernes, le soufré, d'un jaune clair, et le souci, d'un jaune orange. Une belle variété femelle de cette espèce., dite hélice, a le fond des ailes d'un ton carné pâle. On

Fig 2-2-2. — Chenille et chrysalide de colade palaeno.

Aurore de Provence.

la prend près de Paris, mais elle esl rare. Les limites montagnes et les régions polaires ont plusieurs espèce-

2 '2 EES MÉTAMORPHOSES DES EvSECTES.

de coliades : ainsi celles nommées Palœno, Phicomone, etc. (fig. 222). Les aurores offrent, chez les mâles, l'extrémité des ailes supérieures d'un beau jaune orange. Le reste des ailes est blanc dans l'espèce des environs de Paris (Anthocaris cardamines), et jaune soufre chez l'aurore de Provence (A. eupheno) de nos départements les plus méridionaux (fig. 225). On voit voler dans nos bois, dès le milieu de février, les papillons nommés citrons, à cause de leur couleur, d'un beau jaune chez les mâles, d'un jaune verdâtre pâle chez les femelles. Dans le midi de la France et en Espagne, une espèce très-voisine présente, chez le mâle, une large tache orangée au centre des ailes supérieures.

Une espèce de cette famille, à ailes blanches rayées de lignes noires, dont la chenille vit sur l'aubépine (Leuconea cratœgi, le gazé), et dont la femelle a les ailes en partie dépouillées d'écaillés, nous conduit aux parnassiens, habitants des montagnes. Leurs noms rappellent les'souyenirs du mont cher aux poètes, le mnémosyne

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