‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 101 sur 112 · I. Le Satyre · texte numérisé non relu

I. Le Satyre

328 LA COULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE

La terre s'éclairait de son divin sourire, A force de lumière et d'amour, effrayant ; Son corps semblait mêlé d'azur ; en la voyant, Vénus, le soir, rentrait jalouse sous la nue.

La Légende des siêcleSy II, 143 (XVI, 1).

Le Père qui nous engendre Fit ce doigt mêlé d'azur, Très fort pour qu'il restât tendre, Très blanc pour qu'il restât pur.

Les Chansons des rues et des bois^ ai 2 (I, vi, i).

Tout en approchant du banc, il tendait les plis de son

habit, et ses yeux se fixaient sur la jeune fille. Il lui semblait

qu'elle emplissait toute l'extrémité de l'allée d'une vague

lueur bleue.

Les Misérables^ III, 237 (III, vi, 4).

Victor Hugo dit dans Le Rhin* : « Je suis un peu de la nature du lac ; je réfléchis Tazur ou la nuée. La pensée que j'ai dans Tâme ressemble au ciel que j'ai sur la tête. » Le bleu, c'est donc la joie, le bonheur, le ciel sans nuages :

J'ai senti que rien d'impur Dans sa gaité ne se noie.

Et que son front a la joie Comme le ciel a l'azur.

Les Chants du crépuscule^ 180 (XXXVI).

Ayant devant les yeux l'azur de tes vingt ans Et le sourire de l'aurore.

Les Contemplations, II, 66 (IV, xvn).

Mes seize ans sont d'azur baignés.

La Légende des siècles , I, i')5 (VI, v).

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