IV, X
Et tout germe, et tout croît, et, fournaise agrandie. Comme en une forêt court le rouge incendie, Le beau Progrès vermeil, Tœil sur Tazur fixé, Marche, et tout en marchant dévore le passé.
La Lrgende des siècles^ IV, 334 (LXI).
Au sommet de Paris à flots de pourpre écument
En pleine éruption toutes les vérités,
La justice, jetant des rayons irrités,
La liberté, le droit, ces grandes clartés vierges.
V Année terrible, 269 (Mai, m).
340 LA COULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE
Ces douleurs ont frayé nos routes Et sont si grands sous le ciel bleu Qu'à cette heure, grâce à leurs doutes, On peut enfin affirmer Dieu !
Leur rouge lanterne nous mène.
Ces contemplateurs du pavé, En fouillant la guenille humaine^ Cherchaient le peuple^ et Font trouvé.
La Légende des siècles^ IV, ajo (LVl).
Le rouge est la couleur de l'enthousiasme et de la colère :
Que Tencouragement public aux héros soit la joie des âmes ! que les multitudes s'empourprent d'enthousiasme comme une fournaise.
Actes et paroles. Pendant Vexil^ 244 (1860, i).
L'autre, Isaïe^ semble, au-dessus de l'humanité, un grondement de foudre continu. 11 est le grand reproche. Son style, sorte de nuée nocturne, s'illumine coup sur coup d'images qui empourprent subitement tout l'abîme de cette pensée noire, et qui vous font dire : II éclaire î
William Shakespeare^ 54 (I, n, a).
Elle' approche du peuple et, quittant la rumeur. Penche l'ïambe amer sur l'immense dormeur ; La strophe alors frissonne en son tragique zèle, Et s'empourpre en tâchant de tirer l'étincelle De toute cette morne et fatale langueur, Et le vers irrité devient une lueur.
Ainsi rougit dans l'ombre une face farouche Qui vient sur un tison souffler à pleine bouche.
Les Quatre vents Je V esprit, I, 3a (Liv, sat,^ V).