A., 337 (111, VI
Cromwell, qui sur le trône enfin va s'affermir, Saura bien ciiâtier la canaille insolente.
— Son trône est un billot, et sa pourpre est sanglante.
Cromwell^ 83 (1, 1).
Puis, si j'osais compter les têtes sur mes doigts, Les tètes qu'il a fait tomber en Grève ! Toutes De mes amis ! Sa pourpre est faite avec des gouttes De leur sang ! et c'est lui Ijui m'habille de deuil !
Manon de Lorme^ 376 (IV, vi).
Il se jeta à la nage avec son crime dans un fleuve de sang ; un moins coupable s'y fût noyé, il le traversa. C'est là ce qu'on appelle son succès. Aujourd'hui il est sur l'autre rive, essayant de se sécher et de s'essuyer, tout
LES INFLUENCES DETERMINANTES ^I
ruisselant de ce sang qu'il prend pour de la pourpre, et
demandant Tenipire.
Napoléon le Petit, 159 (IV, 11).
Pour filer ses habits royaux, sur les navettes On met du fil trempé dans le sang qui coula ; Le boulevard Montmartre a fourni ses cuvettes, Et Ton teint son manteau dans cette pourpre-là.
Les Châtiments, 19a (IV, i).
On entendait des bruits d'écroulements dans leur gloire
(la gloire des hommes de force). Une rougeur s'y mêlait.
Était-ce de la pourpre? Était-ce du sang? Était-ce de la
honte ?
William Shakespeare, 416 (III, m, i).
ir nous fait massacrer Tun par l'autre ; et pendant, Frère, que mon coup d'ongle attend ton coup de dent, Il est là sur son trône et nous regarde faire. Nos tourments sont ses jeux : il est d'une autre sphère. Frère, quand nous versons à ruisseaux notre sang, Il appelle cela de la pourpre.
V Année terrible, 158 (Janvier, ix).
Au bois de l'échafaud le bois du trône adhère ;
Tout sceptre épouse un glaive, et la pourpre descend
Sur les peuples en mare effroyable de sang.
La Pitié suprême, laa (V).
Le bien, le juste, ô roi, c'est tout ce qui vous plaît. S'il veut verser du sang, le sang est une gloire, Le sang est une pourpre; et s'il désire en boire, On rendra grâce aux dieux de la soif de Néron.
Ib., 138 (IX).