I. L'homme
partie des métaphores où figurent le blanc et le noir. L'un et Tautre se rattachent à cette idée : il les appelle les deux reflets du tombeau :
Ht le grand chef arbore à sa haute bannière, Teinte des deux reflets du tombeau tour à tour, Un aigle étcange, blanc la nuit et noir le jour.
L'Année terrible y 60 ( Octobre ^ 11).
Uu ciel noir éveille l'idée d'un catafalque. Des flocons de neige y représentent des larmes blanches. Il faut remarquer que dans les deux citations qui suivent rimpression générale est d'ailleurs funèbre: dans la première il s'agit des funérailles de Napoléon, dans la seconde, du naufrage de la Matutina. Des remarques analogues pourraient s'appliquer à la plupart des cas :
Rue du Four, la neige s'épaissit. Le ciel devient noir.
Les flocons de neige semblent des larmes blanches. Dieu
semble vouloir tendre aussi.
Choses vues y 18 (1840).
Le monde devient subitement une voûte de cave. De
cette nuit tombe une poussière de taches pâles qui hésitent
entre ce ciel et cette mer. Ces taches, qui sont les flocons
de neige, glissent, errent et flottent. C'est quelque chose
comme les larmes d'un suaire qui se mettraient à vivre et
entreraient en mouvement. A cet ensemencement se mêle
une bise forcenée. Une noirceur cmiettée en blancheurs,
le furieux dans lobscur, tout le tumulte dont est capable
le sépulcre, un ouragan sous un catafalque, telle est la
tempête de neige.
U Homme qui rit^ 1, 157-158 (I, n, 8).