‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 28 sur 112 · I. L'homme · texte numérisé non relu

I. L'homme

partie des métaphores où figurent le blanc et le noir. L'un et Tautre se rattachent à cette idée : il les appelle les deux reflets du tombeau :

Ht le grand chef arbore à sa haute bannière, Teinte des deux reflets du tombeau tour à tour, Un aigle étcange, blanc la nuit et noir le jour.

L'Année terrible y 60 ( Octobre ^ 11).

Uu ciel noir éveille l'idée d'un catafalque. Des flocons de neige y représentent des larmes blanches. Il faut remarquer que dans les deux citations qui suivent rimpression générale est d'ailleurs funèbre: dans la première il s'agit des funérailles de Napoléon, dans la seconde, du naufrage de la Matutina. Des remarques analogues pourraient s'appliquer à la plupart des cas :

Rue du Four, la neige s'épaissit. Le ciel devient noir.

Les flocons de neige semblent des larmes blanches. Dieu

semble vouloir tendre aussi.

Choses vues y 18 (1840).

Le monde devient subitement une voûte de cave. De

cette nuit tombe une poussière de taches pâles qui hésitent

entre ce ciel et cette mer. Ces taches, qui sont les flocons

de neige, glissent, errent et flottent. C'est quelque chose

comme les larmes d'un suaire qui se mettraient à vivre et

entreraient en mouvement. A cet ensemencement se mêle

une bise forcenée. Une noirceur cmiettée en blancheurs,

le furieux dans lobscur, tout le tumulte dont est capable

le sépulcre, un ouragan sous un catafalque, telle est la

tempête de neige.

U Homme qui rit^ 1, 157-158 (I, n, 8).

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