‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 37 sur 112 · I. La muse · texte numérisé non relu

I. La muse

Ces deux phares du gouffre où l'être flotte et fuit, Ces deux clartés du deuil, ces deux yeux de la nuit, Dans Timmensité se regardent.

Les Contemplations^ I, 343 (III, xxx, 4).

Les causes finales ont dans les métaphores de Victor Hugo un rôle assez important. La lune, les astres en général, sont des lampes, des candélabres, des lustres. Ils éclairent Thomme, la terre, l'univers. Dans la gigantesque architecture du monde, le poète aime à se représenter un palais splendide. Aux voûtes ou aux plafonds de ce palais , il suspend des milliers de flambeaux. Le ciel illuminé lui donne l'illusion d'une fête qui se renouvelle chaque nuit ; que Victor Hugo plaisante ou qu'il soit grave, la comparaison reste à peu près la même :

Quand la lune s'évade et rampe.

Quand Téclipse sur cette lampe.

Masque sinistre, vient souffler I

Tonte la lyre, I, 243 (III, xxiv).

J'ai pour esclave un astre* ; alors que vient le soir

Sur un de mes côtés jetant un voile noir,

J'ai ma lampe, la lune au front humain m'éclaire.

La Légende des siècles^ IV, 336 (LVI).

Les planètes étaient mes lampes; J'étais archange sous un dais.

Les Chansons des' rues et des bois, 284 (I, vi, ao).

Au fond du parc qui se délabre, Vieux, désert, mais encor charmant

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