‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 38 sur 112 · I. C'est la Terre qui parle · texte numérisé non relu

I. C'est la Terre qui parle

LE CIEL ET LES ASTRES l}}

Quand la lune, obscur candélabre, S'allume en son écroulement.

/*., 323 (II,. n, 3).

Mais la nuit rend aux cieux leurs étoiles, leurs gloires, Candélabres que Dieu pend à leurs voûtes noires.

Les Feuilles d'automne^ 304-305 (XII).

Cest l'heure où cent lampes en flammes Brillent aux célestes plafonds.

Toute la lyre^ H, 131 (VI, xvm).

Que les mille soleils dont là-haut le feu tremble Se mettent un beau jour à tomber tous ensemble, J'en doute; et quand je vois, au fond du zénith bleu. Les sept astres de l'Ourse allumés, je crois peu Que jamais le plafond céleste se délabre Jusqu'à ne pouvoir plus porter ce candélabre. Les Quatre vents de Pesprit, I, 123-133 (Liv. sat.^ XXIX).

Veille ; allume ta lampe au sombre candélabre

Que tiennent, près du trône où Septentrion luit,

Persée et Sirius, ces nègres de la nuit.

• Dieu, 76 (I, u).

C'est une fête en vérité,

Fête où vient le chardon, ce rustre ;

Dans le grand palais de Tété

Les astres allument le lustre.

L'Art d'être grand-père^ 24 (I, viii).

Et l'heure vainement me frappe de son aile Quand je contemple, ému, cette fête éternelle Que le ciel rayonnant donne au monde la nuit.

Les Feuilles d'automne, 335 (XXI).

Souvent le poète conçoit le monde comme un temple où tout sert à glorifier Dieu. Septentrion,

avec ses sept astres , est le chandelier à sept branches. Tous les astres sont les flambeaux, les torchés, les cierges qui éclairent Tautel, ou les lampes qui veillent à la voûte :

Un bras mystérieux me tient toujours levé ; Je suis le chandelier à sept branches du pôle.

La Légende des siècles^ IV, 335 (LXI).

Mon esprit, de la terre oubliant le prestige, Voit le jour étoile, le ciel qui n'est plus bleu. Et contemple de près ces splendeurs sidérales Dont la nuit sème au loin ses sombres cathédrales'.

Les Feuilles d^automne^ 2']'] (VII).

Comme un temple où toujours veille une clarté douce. L'étoile obéissante éclaire le ciel bleu.

Les Rayons et les Ombres, 568 (XLIV, 1).

Ne verrons-nous jamais briller de nouveaux astres? Et des cintres nouveaux, et de nouveaux pilastres

Luire à notre œil mortel.

Dans cette cathédrale aux formidables porches Dont le septentrion éclaire avec sept torches

L'effrayant maître-autel?

Les Contemplations^ II, 244 (VI, ix, 2).

Oh ! quel bénitier, la nature !

Quel cierge, Tétoile du soir !

Les Chansons des rues et des bois, 404 (II, iv, 4).

Le soir, sous les vignes vierges.

Vous verrez Dieu qui nous luit

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