‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 47 sur 112 · Z^ /?*/«, 1,69 (IV · texte numérisé non relu

Z^ /?*/«, 1,69 (IV

Vénus, astre, esprit, flamme, œil du cyclope soir.

Théâtre en liberté^ 275 (La Forêt mouillée^ ni).

Or nous sommes le nord, les lumières, les yeux, Sept yeux vivants, ayant des soleils pour prunelles, Les éternels flambeaux des ombres éternelles. Je suis Septentrion qui sur vous apparaît.

La Légende des siècles^ IV, 338 (LXl).

Les trois soleils de loin ainsi que trois prunelles

Le regardaient.

La Fin de Satan ^ 6 (Et nox facta est).

Et Tarchange qui veille entre les deux pilastres Du seuil mystérieux plein d'yeux qui sont des astres.

/^., 26 (L'Entrée dans Vombre^ v).

Les profonds yeux du ciel qui sur nous la nuit s^ouvrent.

Théâtre en liberté^ 73 (VEpée^ n).

Tout parle et tout s'émeut. Le bois profond tressaille; Le bœuf reprend son joug et l'âme sa douleur ;

Le matin, froid et bleu derrière la broussaille, Ferme Tœil de l'étoile, ouvre Tceil de la fleur.

Les Quatre vents de l'esprit , II, 92 {Liv, lyr.^ XXII).

Je me tords sans repos, sans fin, sans espérance. Cest une majesté qu'une telle souffrance.

Oui, c'est Ténigme, ô nuit, de tes millions d'yeux ; Le grand souffrant fait face au grand mystérieux.

La Fin de Satan ^ 275 (Satan dans la nuit, m).

Et le haut firmament, sombre pourpre des soirs, Rideau des arcs-en-ciel, déployant sur l'abîme Ses constellations, épouvante du crime, Et ses nuits dont les yeux semblent tout épier, Est une loque à pendre au clou chez le fripier.

Les Quatre vents de V esprit^ I, 167 (Liv. sdt,^ XLII).

La nuit est immense. Pourquoi le monde est-il ainsi ? Nous l'ignorons. Il y a des lumières dans la nuit ; qu'est-ce que ces lumières font là ? Elles disent l'indicible. Elles illuminent l'invisible. Elles éclairent, car elles ressemblent à des flambeaux ; elles regardent, car elles ressemblent à des prunelles. Elles sont terribles et charmantes. Cest de la lueur éparse dans l'inconnu. Nous appelons cela les astres.

Post'Scriptum de ma vie, 231 {Choses de V infini, 11).

L'effrayant capricorne aux nuages mêlé,

Le lion flamboyant tout semé d'yeux funèbres.

Dieu, 66 (I, 11).

Nuits, serez-vous toujours pour nous ce que vous êtes? Pour toute vision, aurons-nous sur nos têtes Toujours les mêmes cieux?

164 LA COULEUR, tA LUMIERE ET l'oMDRE

Dis, larve Aldébaran, réponds, spectre Saturne, Ne verrons-nous jamais sur le masque nocturne S'ouvrir de nouveaux yeux?

Les Contemplations^ II, 244 (VI, ix, a).

Cet homme *...

Qui rêve un univers petit, sinistre et noir, Fait de notre seul globe, et qui ne veut pas voir Luire en tous tes soleils toutes tes évidences, Qui crèverait cet œil, l'astre où tu te condenses. S'il pouvait, et ferait la nuit sur Thorizon.

La Légende des siècles ^ IV, 102 (XLIX, xii).

O déités*, tenant sous leur pouvoir immonde Les entrailles, le cœur, et le cerveau du monde. Et toute la nature attachée à trois fils !

Les* astres sont leurs yeux, les nuits sont leurs profils.

Dieu^ 131 (II, iv).

La métaphore est encore plus grandiose quand ces yeux sont ceux de l'univers, de l'immense polype étoile :

Cette création vaste, étrange, ignivome.

Monstre du beau, torpille au contact foudroyant. Dressant dans Tinconnu ses cent tètes, ayant Pour écailles des mers, des soleils pour prunelles, Ce polype inouï des vagues éternelles, Cet immense dragon constellé, Tunivers.

VAne^ 328 (I, va).

On peut joindre à ces métaphores celles où le mot œil est pris dans un autre sens, celles où il

Page 1