I. La malédiction
était fier, lui en a révélé tous les aspects. Toutes ces nuances du bleu qu'il nous décrit, ou plutôt qu'il nous indique, il les a vues ; s'il nous montre dans les astres autre chose que Tor, s'il nous y fait voir toutes les variétés de pierres précieuses, c'est qu'il a vraiment observé cette lumière multicolore. Mais surtout, ce ciel est vivant. Les astres n'éclairent pas le vide, Tindifférent , l'inconscient. Ce sont des flambeaux qui, comme ceux de nos maisons, éclairent la vie et l'activité. Ce sont des yeux qui nous observent et qui, peut-être, plus lucides que les nôtres, réussissent à distinguer les infiniment petits que nous sommes. Victor Hugo n'admet pas que ces points séparés par des espaces immenses soient sans lien entre eux. A une autre époque, il se serait donné avec passion à l'astrologie. Si notre siècle scientifique ne lui a pas permis de croire à l'influence des astres, du moins le poète a voulu voir partout autour de nous l'intelligence et la volonté.