LAUBE ET L AURORE, LE COUCHER DU SOLEIL I
Le soir voit arriver joyeux à son festin
Des gens que voit mourir Tœil pâle du matin.
/*.,3l6(XX, II;.
On croit être à cette heure où la terre éveillée Entend le bruit que fait l'ouverture du jour, Le premier pas du vent, du travail, de Tamour, De Thomme, et le verrou de la porte sonore, Et le hennissement du blanc cheval aurore.
Les Contemplations^ II, 250 (VI, x).
Bientôt succèdent à cette blancheur des teintes un peu plus vives ; c'est une porte vermeille qui s'ouvre, un phare qui brille ; Taube a le visage rose ; on voit apparaître au ciel Topale et même le saphir ; certains mots un peu vagues, émail^ fleur ^ bandeau , laissent encore indécise la nuance du ciel; puis la couleur s'avive ; la fleur est une rose, et c'est une bandelette bleue et rose que Taurore met au front de Jupiter Olympien :
Puisque là-bas s'entr'ouvre une porte vermeille, Puisque Taube blanchit le bord de Thorizon, Pareille au serviteur qui le premier s'éveille Et, sa lampe à la main, marche dans la maison.
Les Quatre vents de Vesprit, II, 73 (Liv. lyr,^ XVII).
Si Taube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d oiseaux.
Les Feuilles d'automne^ 328 (XIX).
Sur l'horizon lugubre apparaît le matin, Face rose qui rit avec des dents de perles.
Les Châtiments ^ 221 (IV, x).
Quand Taube étale ses opales.
Les Contemplations y II, 306 (VI, xxiii, 2).
Sur Thorizon Que le soir teint de pourpre et le matin d'opale.
La Légende des siècles, I, 323 (XI).
Vers Torient, h Textrémité nord de la lueur crépusculaire,
tout près de Thorizon, dans un milieu limpide, bleu,
sombre, éblouissant, mélange ineffable de perle, de saphir
et d'ombre.
Le Rhin, I, 69 (IV).
Cette création est toujours en travail ; L'astre refait son or, et Taube son émail.
Dieu, 105 (II, n).
Et sur la mer qui reflète L'aube au sourire d'émail.
Les Contemplations, I, 67 (I, xiv).
Minarets, parthénons, wigwams, temple d'Aglaure Où Ton voit Taube, fleur vertigineuse, édore.
Dien^ ï6 (I, 1).
L'aube est sur le fronton* comme un sacré bandeau..
On croit voir, tant avril dore Tout de son reflet riant, Éclore au rosier Taurore Et la rose à l'orient.
Les Quatre vents de Vesprit, II, 53 (Liv. Ijr., XII, v).
Je dure sans vieillir, j'existe sans souffrir; Je ne sais qu'une chose impossible, mourir.