LAUBE ET L AURORE, LE COUCHER DU SOLEIL I
J'ai sur mon front*, que Taube en reculant adore, La bandelette bleue et rose de Taurore.
La Légende des siècles^ Ii 35^ ^^^y ^v).
C'est encore un œil qui s'ouvre, mais cet œil a des cils d'or. L'aube lance encore de blanches javelines, mais elle les prend dans un carquois d'or :
Et tu rouvres enfin tes yeux divins que j'aime, En même temps que Taube, œil céleste elle-même, Entr'ouvre à Thorizon sa paupière aux cils d'or.
Les Feuilles d'automne^ 407 (XXXVI, iv).
Quand Taube au carquois d'or Lance aux astres fuyants ses blanches javelines.
La Fin de Satan ^ 39 (Le Glaive, i). *
Les couleurs deviennent de plus en plus éclatantes ; le rouge apparaît, d'abord en un long fil écarlate ; les bandelettes sont maintenant d'or, d'émeraude et de carmin ; le haut d'une tour semble un tison ardent ; le ciel se revêt peu à peu des splendides couleurs d'un vitrail :
Les monts gris sont bordés d'un long fil écarlate ; Et voici que, portant des branches de genêt, Le peuple vient chercher sa dame ; Taube naît.
La Légende des ^iècleSy II, 130 (XV, m, 18).
L'aurore est-elle moins" magnifique, a-t-elle moins de pourpre et moins d'émeraude, subit-elle une décroissance quelconque de majesté, de grâce et d'éblouissement, parce que, prévoyant la soif d'une mouche, elle secrète soigneu-