CHAPITRE II
LES INFLUENCES DETERMINANTES
Victor Hugo ne représente donc d'ordinaire que les objets qu'il voit, ou ceux que son esprit évoque avec toute la netteté de la sensation. Il n'est pas cependant un écrivain réaliste, s'attachant à tous les détails. Les variétés de la nuance sont aussi négligeables pour lui, en général, que les menus traits du dessin. Il simplifie la couleur comme il simplifie la forme. De même qu'il ramène toutes les lignes à certains types géométriques très nets, il réduit l'infinité des nuances à un très petit nombre de couleurs bien tranchées*. C'est un procédé qui facilite singulièrement la comparaison. Cette facilité pourrait être dangereuse chez certains écrivains. Elle ne Test pas chez Victor Hugo, parce que, le plus souvent, le rapprochement est déterminé par certains détails accessoires qui en augmentent la justesse et suppléent à ce que la ressemblance des couleurs pourrait avoir d'insuffisant. Il faut analyser ces influences, qui agissent quelquefois sur l'esprit du poète plus fortement que la sensation de couleur.