XXXIV, II
Sur le fleuve moiré qui, roulant ses eaux vives, Décompose en ses flots les ombres de ses rives*
Toute la lyre^ I, 99 (II, x).
Comme mes yeux se baissaient vers la terre, je distinguai dans Tobscurité une sorte de frémissement métallique, une ligne de moire lumineuse, et je reconnus qu'un ruisseau traversait la cabane de part en part.
Alpes et Pyrénées, 310 (1843, xii).
Ces lames que la mer amincit sur la grève, Où les longs cheveux verts des sombres goémons Tremblent dans leau moirée avec l'ombre des monts.
Les Chants du crépuscule, 138 (XXVIII).
Les cent fleurs du buisson, de Tarbre, du roseau, Qui rendent en parfums ses chansons à Toiseau, Se mirent dans la mare ou se cachent dans Therbe, Ou qui, de Tébénier chargeant le front superbe, Au bord des clairs étangs se mêlant au bouleau, Tremblent en grappes d'or dans les moires de Teau.
Les Rayons et les Ombres, 468 (XIX)*
L'eau par les coups de rame est mollement moirée.
Toute la lyre, III, 239 (La Corde d'airain, xix).
Les étoiles, points d'or, percent les branches noires; Le flot huileux et lourd décompose ses moires
Sur l'océan blêmi.
Les Contemplations, II, 243 (VI, ix, i).
Une moire fixe dans la mobilité du flot, ride imperceptible à tout autre qu'un marin, dessinait la passe.
Les Travailleurs de la mer y II, 34 (II, i, 6).
Une nuance d aigue-marine d'une délicatesse inouïe teignait mollement toute la caverne. La voûte, avec ses lobes presque cérébraux et ses ramifications rampantes pareilles à des épanouissements de nerfs, avait un tendre reflet de chrysoprase. Les moires du flot, réverbérées au plafond, s'y décomposaient et s*y recomposaient sans fin, élargissant et rétrécissant leurs mailles d*or avec un mouvement de danse mystérieuse.
/*., 70(11,1, la).
Le vent faisait du Léman une immense moire bleue.
Z^/?/r/w, II, 277 (XXXIX).
La nature n'oublie personne ; elle n'oubliait pas Bonnivard dans sa basse-fosse. A midi, elle changeait le souterrain en palais ; elle tendait toute la voûte de cette splendide moire bleue dont je vous parlais tout à Theure, et le Léman
plafonnait le cachot.
Il' mêle un argent sombre aux moires du Léman.
La Légende des siècles^ III, 262 (XL).
Je regarde se décomposer et se recomposer sur les vagues (du lac de Zurich), les sombres moires de la nuit.
Le Rhin, II, 228 (XXXIV).
L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires, Frissonne; au fond du bois la clairière apparaît.
Les Contemplations, I, 187 (II, xxvi).
Deux choses seulement semblaient vivre dans le caveau; la mèche de la lanterne qui pétillait à cause de l'humidité