‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 78 sur 112 · II, 234 (XXXV · texte numérisé non relu

II, 234 (XXXV

La rosée offrait ses perles.

Les Contemplations y I, 81 (I, xix).

Dès le point du jour, en été, il était dans ses allées... quelquefois rêveur et immobile des heures entières, écoutant le chant d'un oiseau dans un arbre... ou bien les yeux fixés au bout d'un brin d'herbe sur quelque goutte de rosée dont le soleil faisait une escarboucle.

Les Misérables^ III, 76 (III, ni, 2).

Les quatre ardents chevaux dressaient leur poitrail d'or ;

Faisant leurs premiers pas, ils se cabraient encor

Entre la zone obscure et la zone enflammée ;

De leurs crins, d*où semblait sortir une fumée

De perles, de saphirs, d'onyx, de diamants.

Dispersée et fuyante au fond des éléments.

Les trois premiers, l'œil fier, la narine embrasée,

Secouaient dans le jour des gouttes de rosée ;

Le dernier secouait des astres dans la nuit.

La Légende des siècles, III, 7 (XXXII, i).

Un grimpereau, cherchant à boire, Vit un arum, parmi le thym.

Qui dans sa feuille, blanc ciboire, Cachait la perle du matin.

Les Chansons des rues et des bois, 311 (II, i, 2.)

L'aube et Téblouissement

Vont semant Partout des perles de flamme.

La Fin de Satan ^ 259 (Chanson des oiseaux),

A Theure où, chassant le rêve, L'aube ouvre les firmaments.

C'est le moment, filles d'Eve, D'aller voir des diamants;

Toute une bijouterie Brille à terre au jour serein ; L'herbe est une pierrerie, Et Toitie est un écrin ;

Des rubis dans les nymphées.

Des perles dans les halliers ; Et Ton dirait que les fées Ont égrené leurs colliers.

Toute la lyre^ 370 (VI, xxi, a).

Un pré plein d'herbes embaumées.

Tout brillant de Técrin de l'aube répandu.

VAne, 370 (I, xi).

Cette rosée magnifique, la fleur la reçoit du ciel en échange de son parfum ; ou bien c'est un présent qu'elle accueille avec éblouissement ; et Ton voit fleurs et brins d'herbe occupés à leur toilette :

3^6 LA COULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE

Chaque fleur, échangeant son souffle et sa pensée Avec le ciel serein d'où tombe la rosée, Recevait une perle et donnait un parfum.

La Légende des siècles^ I, 39 (II, i, i).

Non, ce ne serait pas la peine que les vents Remuassent le flot orageux des vivants, Q.ue le matin sortît des mers, semant des pluies De diamants aux fleurs vaguement éblouies, Et que Toiseau chantât, et que le monde fût^ Si le destin n'était qu'un chasseur à Tafl'ût.

L Année terrible, 402 (Juillet y xu).

Le brouillard se dissout en perles sur les branches^ Et brille, diamant, au collier des pervenches.

Les Contemplations, I, 115 (1, xxix).

Étalant mille couleurs, Autour du chêne superbe Toutes les petites fleurs Font leur toilette dans Therbe.

L'aurore aux pavots dormants Verse sa coupe enchantée ; Le lys met ses diamants; La rose est décolletée.

Les Chansons des mes et des bois, ^^i (II, ni, 5).

Dans des coins, des fleurs font leur toilette, les joyeuses s'ajustant des colliers de gouttes de rosée, les mélancoliques faisant briller au soleil leur larme de pluie.

Théâtre en liberté, 264 (La Forêt mouillée, 11).

Quand la fleur, le matin, de perles se coiffant, Se mire aux flots, coquette et mijaurée exquise, 11' passe et dit: Bonjour, madame la marquise.

Les Quatre vents de l esprit, I, ^'j (Liv. sat., XllI).

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