‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 89 sur 112 · Dante s'éveillant dans son tombeau · texte numérisé non relu

Dante s'éveillant dans son tombeau

Point d'escalier, de pont, de spirale, de rampe ; L'ombre sans un regard, Tombre sans une lampe; Le noir de Tinconnu, d'aucun vent agité ; L'ombre, voile effrayant du spectre éternité.

La Légende des siècles^ IV, 178 (LIV, n).

Sous le niiage, au gré des souffles, dans Toubli De l'infini, dont l'ombre affreuse est le repli.

/A.,a87(LVIII,!).

Frappant des pieds, des mains et du front l'infini, Ainsi qu'un moucheron heurte une vitre sombre, A Pimmensité morne arrachant des pans d'ombre^ Seul, sans trouver d'issue et sans voir de clarté, Je' tâte dans la nuit ce mur, l'éternité.

La Fin de Satan ^ 289 (Satan dans la nuit, v, is).

Bientôt le jour sur son quadrige De l'ombre* ouvrira les rideaux; Vers l'aurore tout se dirige, Même ceux qui tournent le dos.

V Année terrible, 203 (Mars, i).

Tous ayant leur koran, leur joug, leur évangile, Leur bible de papier ou leur autel d'argile... Pas un ne comprenant ce splendide credo Qui s'étoile le soir aux plis du noir rideau.

VA ne, 373 (I, u).

Et lorsque tu songeais la face contre terre.

Un ange, qu'admiraient le lynx et la panthère, T'a-t-il jeté, de l'ombre écartant les rideaux. Quelque effrayant manteau d'étoiles sur ton dos?

Dieu, 15a (II, v).

Page 1