‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 9 sur 112 · I. Victor Hugo^ p · texte numérisé non relu

I. Victor Hugo^ p

a. Le Uhhi, II, 248 (XXXVI).

•36 LA COULEUR, LÀ LUMIERE ET l'oMBRE

père Gillenormand, et la salle à manger est une « fournaise de choses gaies > '. •

Aussi rhiver ne fait-il naître qu'une impression de tristesse et de deuil. La neige qui couvre la plaine est un linceul sur la terre morte. C'est un linceul sur les soldats qui ont péri, et sur ceux qui peutêtre vont périr dans la bataille ; c'est un linceul sur le. pont de la Matutina qui va s'engloutir, et sur les solitudes sinistres de la Salpêtrière :

Qqand la plaine est là, ressemblant A la morte dont un drap marque L'obscur profil sinistre et blanc.

Les Contemplations^ I, 329-330. (III, xxx, 3)

En hiver, le ciel triste Laisse tomber sur terre un linceul pâle et froid.

Torquemada^ 40, (I, i, 5).

Toute cette neige, Voile froid de la terre au suaire pareil.

L Année terrible, 16 (Prologue)

Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse Pour cette immense armée un immense linceul.

Les Châtiments, 274 (V, xni^ i).

Ils gisent dans le champ terrible et solitaire... La neige les modèle avec son linceul blanc.

L'Année terrible, 119 [Décembre, vni).

La neige nous avait tous couverts en silence D'un suaire, et j'y fis en me dressant un trou.

La Légende des siècles, IV, 70-71 (XLIX, vi),

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