‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 93 sur 112 · I. C'est Satan qui parle · texte numérisé non relu

I. C'est Satan qui parle

La mise en liberté des monstres lui convient ; Cette béte, la Nuit scélérate, le tient.

/A., aaS (Jésus-Christ^ xxi).

Certaines choses et certains êtres semblent comme des concrétions de Tombre : le voile des religieuses est de la nuit tissue ; un vêtement de deuil est teint avec de Tombre ; un pendu, dans la huit, est une condensation de noirceur; c'est d'une goutte d'ombre que la mort a fait le corbeau, et les monstres de la mer semblent les ténèbres faites bêtes :

Ces femmes ^es religieuses des couvents espagnols) pensent-elles ? non. Veulent-elles ? non. Aiment-elles ? non. Vivent-elles ? non. Leurs nerfs sont devenus des os, leurs os sont devenus des pierres. Leur voile est de la nuit tissue.

Les Misérables^ II, 373 (II, vu, a)-

Toi, le seigneur vermeil, d*où vient donc que tu portes Cet habit noir, qui semble avec de Tombre teint ?

La Légende des siècles, III, 234 (XXXVIII, m).

La masse liée à la chaîne offrait la ressemblance d*une gaine... Thorreur qui disproportionne les objets lui ôtait presque la dimension en lui laissant le contour ; c'était une condensation de noirceur ayant un aspect ; il y avait de la nuit dessus et de la nuit dedans.

U Homme qui rit, 1, 87-88 (I, i, ^).

Je* suis le roi muré. J'habite le décombre.

La mort me regardait quand d'une goutte d'ombre Elle fit le corbeau.

La Légende des siècles, II, 1 1 (XIII).

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