‹ Les Métastases Sous-Cutanées Dans Le Cancer ÉpithélialChapitre 20 sur 27 · PRÉ · texte numérisé non relu

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la grosseur moyenne d’une noisette. Elles roulent sous le doigt, n'accusant d’adhérences, ni avec la peau, ni avec les tissus profonds. fl n'en existe pas sur les membres ni sur la tête.

La malade vomit tout ce qu'elle prend, a une diarrhée très intense, des épistaxis fréquents. Elle se cachectise très rapidement et meurt

le 13 octobre,

Aulopsie. — Au niveau de l'estomac, vaste cancer en plaque, dur, ulcéré, en occupant toutes les parois. Propagation aux ganglions épiploïques et spléniques, au foie. Kyste hydatique de la grosseur d’une mandarine, occupant le lobe gauche du foie. Généralisation

aux plèvres, sans pleurésie, et au péricarde.

L'examen microscopique a montré qu'il s’agit de généralisation

cancéreuse.

Observation XXXII (FERNET. — France médicale, 1888, p. 1686).

Homme de 49 ans, mécanicien, entre à l'hôpital Beaujon, le 9 mai 1888. Le début de sa maladie remonte à deux mois, époque à laquelle il fut heurté par une plaque de fonte du poids de 75 kilogrammes, au niveau du creux épigastrique. Quatre heures après, vomissement de sang de plus d’un litre, Jusque-là, aucun trouble gastrique. À partir de ce moment, digestions pénibles, douleurs, amaigrissement, quelquefois vomissements glaireux ou alimentaires.

Rien à la palpation ; pas de ganglions sus-claviculaires.

Après une sortie de deux mois et demi, le malade rentre très amaigri, vomissant presque tout ce qu'il prend. Les douleurs gastriques sont intolérables.

Depuis une dizaine de jours, il à remarqué qu'il se formait des petites nodosilés sur la peau du ventre. I est pâle, mais non jaune paille.

Toujours rien à la palpation. Les petites fumeurs sous-cultanées sont au nombre de 5 ou 8, sous la peau de l’abdomen, par groupes

de 2, très voisines l’une de l’autre ; on en trouve quelques autres

LEBOSSÉ. 5

ay eue

disséminées en divers points du dos et de la partie antérieure de la poitrine. Ces tumeurs sont grosses comme une lentille à leur surface ; elles sont indolentes. La plupart roulent sous le doigt et paraissent n’adhérer ni aux muscles sous-jacents, ni à la peau ; quelques-unes seulement semblent enchâssées dans la partie profonde du derme, d’autres dans les muscles de la paroi abdominale. Pour éclaircir le diagnostic, il fut pratiqué une biopsie et l’examen microscopique montra qu'il s'agissait d’un carcinome alvéolaire.

Mort rapide.

Autopsie. — Estomac rétracté à parois épaisses et infiltrées dans toute leur étendue, par un tissu lardacé, dense, jaunâtre et demitransparent. Les deux orifices sont respectés. Infiltration de l’épiploon gastro-hépatique. Rien ailleurs, sauf au péricarde : sur la face externe de son feuillet fibreux, on remarque des petites séries de nodules cancéreux, de la grosseur d’une tête d’épingle à la moitié d’une lentille, qui sont certainement des traînées de lymphangite cancéreuse.

En outre, symphyse péricardique, dans le tissu de laquelle ïl

existe aussi quelques noyaux cancéreux disséminés.

Observation XXXIII (MiRALIIÉ. — Gaz. méd. Nantes, sept. 1888).

Homme âgé de 45 ans, sujet depuis un an à des vomissements ; n’a jamais eu ni hémalémèse, ni melaena. Depuis trois mois, il a cessé tout travail, et a maigri de 12 kilos. À l’examen, on trouve une douleur assez vive au creux épigastrique. La palpation y révèle en outre une surface résistante et la percussion donne de la matité. Le ventre est tendu, sensiblement ballonné, rénitent, le foie très légèrement hypertrophié, la rate normale. À la partie gauche et supérieure de l’ombilice, on trouve une petite tumeur, grosse comme un haricot. La peau n'y est pas adhérente, mais cette tumeur semble attachée aux plans sous-jacents, bien que mobile dans une certaine mesure. Celle tumeur, dure et douloureuse, ne serait apparue,

d'après le dire du malade, que depuis deux jours. Si.on le fait tous-

ser, cette tumeur est soulevée avec toute la paroi abdominale, mais on n'a rien de comparable à la sensation d’une hernie.

A l'insertion du 6° cartilage costal, sur la côte correspondante, on trouve une éminence douloureuse. Il existe aussi deux saillies légères également douloureuses de chaque côté du sternum sur la ligne mamelonnaire. La tumeur, peu à peu, augmente de volume en se rapprochant de l’ombilic et devient plus adhérente aux plans sous-jacents. La matité de la région épigastrique s’étend. Le ventre se ballonne ; le foie paraît augmenter de volume. C’est dans ces conditions que le malade quitte le service, pour rentrer dans le service voisin, un mois après. Il a de l’œdème des membres inférieurs et de l’ascite. Comme le malade éprouve une très grande gêne respiratoire, on pratique une ponction et on retire 8 litres et demi d’un liquide un peu louche. Il en éprouve un grand soulagement, mais il

a une syncope, une heure après, dont il meurt.

Autopsie. — Carcinome de l'estomac qui intéresse la petite courbure, laisse libres les orifices, mais se complique de tumeur compri-

mant la veine porte. Rien au foie.

Observation XXXIV (GoeBezz. — Deutsche Zeitschrift f. Chirurgie, 1899, v. 52, p. 347).

Homme de 60 ans, qui n'avait jamais été malade, se plaint depuis six semaines de douleurs gastriques après le repas. C’est une pesanteur et une douleur au niveau de l’estomac, sans éructations ni vomissements.

Un médecin l’envoie à la clinique avec le diagnostic de cancer de l'estomac. L'aspect d’un homme de taille moyenne, maigre, pâle, dont les organes thoraciques sont sains, présentant un peu d’artériosclérose, ne semble pas en faveur d’un cancer de l'estomac. Les fonctions gastrique et intestinale semblent être normales. On remarque sur la ligne blanche, à trois travers de doigts, au-dessus de l’ombilic, une tumeur du volume d’une noisette, molle, irréductible et située sous une peau normale. On porte le diagnostic de

lipome situé en avant du périloine et hernie épigastrique. À lPinter-

to a

vention, on trouve une tumeur en avant du péritoine, que l’on enlève ainsi qu’une partie du péritoine normal. On regarde l'estomac que l’on trouve sain.

Trois semaines après, le malade ne présentant plus ni pesanteurs, ni douleurs après le repas et ayant repris bon appétit est satisfait de l'intervention.

On examine alors au microscope la tumeur, et l'on constate qu'il ne s’agit pas de lippme, mais de cancer colloïde.

Le 8 novembre 1898, le malade a maigri. Il présente de l’anorexie et des vomissements. On sent une résistance au voisinage de la région pancréatique tandis que le malade se plaint de douleurs au même niveau. On pense à une sténose du tractus digestif.

Mort au début de décembre 1808.

Observation XXXV (KrasrTiNG. — Zeitschrift f. Krebsforschung, 1906, p. 315, 1% cas.).

Malade atteint de cancer de l'estomac. Métastases au niveau du

cerveau, des ganglions lymphatiques, des os et de la peau.

Observation XXXVI (KRASTING. — Zeitschrifl f. Krebsforschung, 1906, p. 315, 2° cas.).

Homme chez lequel on à diagnostiqué un cancer primitif au niveau de l'estomac. Présente des métastases dans le foie, le péri-

toine, le pancréas, les poumons, les surrénales et la peau.

Observation XXXVII

(BLEICHROEDER. — Virchow’s Archiv., 1907, v. 190, p. 211).

Une femme de 48 ans, chez laquelle un cancer de l'estomac avait été diagnostiqué cliniquement, vient à l'hôpital et meurt le rr octobre 1907. Elle présente, sous la peau, un nodule à droite, puis un

autre à gauche, situés symétriquement de chaque côté, dans le pro-

longement de la ligne axillaire antérieure, au niveau de la dernière côte. Ces nodules sont aplatis, de la grosseur et de la forme d’une amande, durs et blanchâtres à la coupe. À l’estomac, se trouve, au niveau de la petite courbure, un large cancer ulcéré, se propageant

au foie. CAT

e A l’examen microscopique, les tumeurs de la peau présentent une

structure identique à celle de la tumeur primitive de l'estomac,

Observation XXXVIHII (Daus. — Virchow'’s Archiv., 1907, v. 190, P. 199).

J. Sch., 77 ans, fut amenée le 2 janvier 1904, à l'hôpital. Elle est née d’une famille bien portante et n’a jamais été malade, si ce n’est depuis deux ans. Elle se plaint, depuis ce temps, de manquer d’appétit et d’avoir des vomissements fréquents. Depuis huit semaines environ, elle maigrit énormément et vomit tout ce qu'elle prend. Interrogée sur la présence de nombreuses tumeurs sous-cutanées, elle prétend les avoir depuis longtemps, mais elle ne peut donner, même à peu près, la date de leur apparition.

Actuellement, on remarque que la malade est très amaigrie. Sur le cou, la partie antérieure du thorax, le ventre, et au niveau des deux omoplates, on compte environ 280 tumeurs sous-cutanées, du volume d’un grain de millet à celui d’une noisette, qui se perdent dans la peau. Dans la fosse sus-claviculaire gauche, on trouve trois à quatre ganglions lymphatiques, de la grosseur d’un pois et durs.

Poumons : quelques râles de bronchite en arrière. À la percussion, sonorité normale des deux côtés.

Cœur : rien de particulier.

Abdomen : on sent dans l’hypocondre gauche une tumeur dure, de la grosseur d’une noisette, qui se déplace avec les mouvements respiratoires. Elle est douloureuse à la pression.

Système nerveux : rien.

Urines : quantité : 400. Densité : 1,o18. Traces d’albumine, pas de sucre, cylindres dans le dépôt.

RERO RDS

Le 5 janvier 1904. — La malade à vomi une fois, hier, une grande quantité de liquide marc de café. Aujourd’hui, elle se plaint de ne pas pouvoir avaler.

Le 6 janvier 1904. — Pouls très petit à peine perceptible.

Commencement d’œdème pulmonaire qui augmente dans la mati-

née et dont elle meurt à midi.

Autopsie. — Cadavre d’une femme plutôt petite et amaigrie. OEdème des membres inférieurs. Nombreuses nodosilés sous la peau du thorax, de l’abdomen et des cuisses. Elles sont de consistance ferme, vont jusqu'au volume d’une noisette et sont sous-cutanées. Ces nodules se rangent symétriquement vers les parties externes du thorax et envahissent toute la partie supérieure de l’abdomen entre l’appendice xyphoïde et l’ombilic. Plus bas, ils sont moins nombreux et laissent la ligne blanche presque entièrement libre.

Cancer de l'estomac avec métastases au niveau du foie, du pancréas, de l'ovaire gauche et des téguments. Cancer sous-muqueux du rectum et de la vessie. Néphrite et abcès du rein. Endocardite et

aorlite chroniques. Hypertrophie du ventricule gauche du cœur.

Examen microscopique. — Squirre de l'estomac. Nodules sous-

cutanés : même disposition histologique.

Observation XXXIX (FAroy. — Bull. de Soc. Anal. de Paris, 1909).

Me L.., 41 ans, blanchisseuse, souffrant vaguement de l'estomac depuis un an environ, ne présente que très peu de signes cliniques à son entrée à l'hôpital Saint-Antoine, le 17 mai 1907, dans le service du docteur Mathieu. À cette époque, en effet, on ne constate simplement que des douleurs spontanées ou provoquées, peu intenses et surtout marquées au cours de vomissements pituiteux peu abondants, jamais alimentaires, qui se montrent à une heure quelconque de la journée et une où deux fois seulement par vingt-quatre heures ; depuis quelque temps, ces vomissements sont striés de

sang et contiennent parfois de petits caillots. Mais il existe sur le

thorax et principalement sur la paroi abdominale, une quantité de petits noyaux au niveau desquels la peau a conservé son aspect normal. Ce sont de petites nodosités dures, grosses comme des noisettes, adhérentes à la peau et aux plans profonds et pour la plupart perceptibles à la palpation seulement. De plus, dans le sein droit, on sent une fumeur très dure du volume d’une mandarine, adhérente à la peau, mais mobile sur les plans profonds. Le mamelon n'est pas rétracté. Il n’y a pas d’adénopathie axillaire. La malade se cachectise de jour en jour davantage et meurt un mois et demi après son entrée à l'hôpital.

Autopsie. — Les nodosités pariétales sont intimement adhérentes à la peau et aux plans sous-cutanés. Il n'existe aucune nodosité dans les muscles. Cancer de l'estomac (linite plastique). Infiltration cancéreuse des ganglions de la petite courbure. Adhérence de l'estomac à la paroi postérieure de l’abdomen et au pancréas ; étranglement du côlon descendant à sa partie moyenne.

Infiltration du grand épiploon.

Aucun noyau néoplasique secondaire dans le foie.

Liquide citrin peu abondant dans la plèvre gauche.

Observation XL (Moreau. — Bull. Soc. anatomique, 1842).

S..., âgé de 55 ans, cultivateur, entre à l'Hôtel-Dieu, le 6 avril 1842. Forte constitution, tempérament sanguin. Pas d’antécédents particuliers. Le malade se plaint de douleurs dans la cuisse droite ; celle-ci est plus volumineuse que l’autre, On trouve, à la partie moyenne du fémur, une tumeur profonde, de la grosseur d’une noix, un peu aplatie, adhérente à la face antérieure du fémur, mais paraissant

indépendante des muscles de la cuisse. Douleur à la pression. Mouve-

ments faciles, mais douloureux. Le tronc est examiné et l’on trouve dans les parties inférieure et antérieure de la poitrine, du côlé gauche, une tumeur du volume d’un œuf de dinde, de forme ovalaire, dirigée transversalement ct adhérente aux fausses côtes et aux muscles intercostaux correspondants. Le malade dit ne s'être aperçu de la présence de cette tumeur que depuis deux mois ; elle avail alors le volume d’une grosse noix et n'avait jamais été, avant cetle époque, le siège d’aucune douleur. En examinant la surface du corps du malade, on trouve d’autres tumeurs moins volumineuses, au nombre de huit ou dix, de formes et de dimensions variables, en général rondes où ovalaires et du volume d’un pois ou d’un haricot, disséminées sur la paroi abdominale antérieure et à la base de la poitrine. Ces tumeurs sont presque toutes roulantes sous la peau ; deux pourtant sont adhérentes par leur partie profonde et l’une d'elles est placée dans la ligne blanche un peu au-dessous de l’ombilic. Le malade dit ne s'être aperçu de ces grosseurs que depuis deux mois, époque où la tumeur de la base de la poitrine avait acquis un volume assez considérable pour qu'il la remarquât en s’habillant ; celte circonstance lui fit rechercher et découvrir les autres tumeurs qui n'ont pas sensiblement grossi depuis cette époque. Bon état général. Le malade se plaint seulement que, depuis huit jours, les aliments ne passent pas aussi bien. Pas de douleurs. Peau de la face légèrement jaunâtre.

Le 16 avril, le malade à la suite d’un mouvement ressent une douleur très vive dans la cuisse. On constate alors tous les signes d’une fracture du col du fémur.

Le 18 avril, douleurs lancinantes dans la tumeur de-la base de !a poitrine. Dyspnée : auscultalion el percussion de la poitrine font reconnaître un épanchement pleurétique gauche. La maladie fait des progrès rapides et le malade succombe le 23 avril, à rt heures du soir, 17 jours après son entrée à l'hôpital et deux mois et demi après

l'apparition des symptômes.

Aulopsie. — Aucune altération du cerveau, ni des os du crâne. La tumeur placée à la partie inférieure de la poitrine a tous les carac-

tres du tissu encéphaloïde ramolli. Epanchement pleurétique el

tubercules bronchiques encéphaloïdes également à gauche. Les petites tumeurs disséminées sur la paroi abdominale sont régulières, dures, blanches, ayant l’apparence d’un marron, les unes adhérentes à la peau, les autres adhérentes aux muscles abdominaux et quelquesunes enfin libres entre ces muscles et la peau.

A l'intérieur de l'abdomen, cancer du pylore et du duodénum qui laissaient encore passer les matières contenues dans l’estomac par un canal dans lequel on peut introduire une sonde de femme. Quelques tumeurs semblables à celles de la paroi abdominale sont

développées dans le mésentère et l’épiploon.

Observation XLI (LaBouzaIs. — In thèse de BourqQuELor, Paris, tgro).

M. X..., 4o ans, se présente en avril 1909, avec des signes de sténose pylorique, ou plus exactement sous-pylorique, très serrée. A la palpation, on trouve une rénitence au niveau de l’épigastre un peu à gauche de la ligne médiane. Une gastro-entérostomie est pratiquée par le docteur Lecène, le 30 avril. Il constate une sténose de nature néoplasique, de la dernière portion du duodénum, sans envahissement ganglionnaire. Quinze jours après l'opération, le malade recommence à souffrir et est repris de vomissements espacès au début, mais qui deviennent de plus en plus fréquents. Il présenté de l’ictère et, vers le commencement du moïs d'août, de l’ascite. C’est également à cette époque qu'il signale un point douloureux situé à trois travers de doigts au-dessus de la crête iliaque gauche. La douleur est surtout nette à la pression. On trouve, à ce niveau, ün petit noyau de la grosseur d’un pois, roulant sous les doigts et donnant la sensation d’un petit kyste. Depuis quelque temps déjà, on a pu constater un développement marqué de la masse néoplasique duodénale, mais

il n'existe ni envahissement de la cicatrice, ni adénopathie sus-clavi-

he

culaire. Le petit noyau néoplasique se développpe peu. Au moment du décès (0 septembre 1909), il est du volume d’un haricot. La

peau est restée intacte à ce niveau.

Observation XLII (FERNET. — France médicale, 1889, p. 325).

Homme de 5r ans, présentant à son entrée à l'hôpital Beaujon des phénomènes d'’obstruction intestinale incomplète, datant déjà de plusieurs mois.

À l'examen, tumeur assez lisse au niveau du cæcum et sur la moitié du côlon ascendant. Foie augmenté de volume, douloureux, marronné. Ictère et cachexie. À la palpation du ventre, on constate l’existence de pelils noyaux, gros comme des pois, roulant sous les doigts, situés sous la peau de l’abdomen, près de la crête iliaque du côté gauche.

Autopsie. — Cancer encéphaloïde du cæcum et du côlon ascendant avec propagation au mésentère et au foie. Kyste hydatique du foie.

L'examen histologique des nodules sous-cutanés, pratiqué par

M. Laffitte, montra qu'il s'agissait de noyaux cancéreux.

Observation XLIII (Lerars. — Bulletin de la Soc. de Chirurgie, 1903, p. 96).

Homme de 27 ans, pâle, d'aspect un peu chétif et amaigri, entre à l'hôpital Tenon, en juillet 1902, pour être opéré d’appendicite à

froid. Depuis le mois d'avril, il avait eu, en effet, une série de peliles

crises douloureuses, larvées, sans vomissements, et caractérisées surtout par des douleurs dans la fosse iliaque droite, les reins et la région épigastrique. Cet état de souffrance se prolongeait deux ou trois semaines, puis faisait place à une période d’accalmie. En juilict, la douleur iliaque avait reparu plus intense ; l’appétit était mauvais et l’amaigrissement s'accentuait. À l’exploration, on provoquait une douleur nette au point de Mac Burney, et l’on trouvait dans la région correspondante une sorte de cordonnet épais, vertical, bien caractérisé. Le diagnostic d’appendicite chronique ne semblait donc pas douteux ; tout au plus, devait-on faire quelques réserves, en présence de l’état général du malade, sur la possibilité d’une origine tuberculeuse.

Le 26 juillet, M. Lejars pratique l'opération, fait l’incision de Jalaguier et, sans peine, amène au dehors un appendice dont le volume, la longueur, la consistance et l’aspect blanc, presque laiteux, le frappent tout de suite. Il n'y avait pas d’adhérences, pas de foyer, à proprement parler. Après ligature et section du méso, l’appendice est excisé à quelques millimètres de son émergence cæcale incision circulaire de la tunique musculaire et retroussement d’une petite manchette ; ligature du cylindre muqueux au catgut et section au thermocautère. Au niveau de la surface de coupe, les tissus appendiculaires avaient tous leur apparence normale ; la manchette fut donc rabattue et réunie par quelques points et le petit moignon enfoui dans un pli de la paroi cæcale. Le cæcum ne présentait absolument rien d’anormal, pas plus que le segment iléo-cæcal du mésentère ; le méso-appendice était souple et mince ; aucun ganglion n'attira l’attention. La paroi abdominale fut donc réunie comme à l’ordinaire. Tout alla bien dans les douze premiers jours ; pas de réaction, plaie réunie per primam.

Le 15 août, l’opéré quittait le service, ayant repris de l’appétit, mais faible encore. Il dut, chez lui, reprendre le lit, et jusqu'à la fin septembre, il resta dans un état de plus en plus précaire, sans accidents bruyants, toutefois, n'ayant ni diarrhée, ni vomissements et très peu de douleurs, mais s’amaigrissant de plus en plus.

On le ramène dans le courant d'octobre ; les douleurs avaient

rte

alors reparu, et, avec elles, l'abus de la morphine ; le facies terreux jaunâtre et l’aspect cachectique ne laissaient pas de doute sur la nature de la récidive. D'ailleurs, l'examen histologique, pratiqué par M. Ménétrier, avait démontré que l’appendice enlevé en juillet était épithéliomateux ; et d'autre part, à l'examen local, on trouvait le ventre gros, tendu, mat, sur une assez large zone, dans les deux fosses iliaques, surtout à droite ; de ce côté, on percevait une série de grosses bosselures, réunies en une masse commune, dure, immobile, semblait-il, et qui se prolongeait vers le flanc. On trouvait de plus quelques ganglions dans la fosse sus-claviculaire gauche, et sous la paroi de l'abdomen, à gauche de l’ombilice, une petite tumeur

ronde, sous-culanée, des plus suspectes.

Sur les instances du malade, M. Lejars fait une incision iliaque qui ne devait être qu'exploratrice, et devait servir tout au moins à évacuer l’ascite ; il s’écoula, en effet, une quantité notable de liquide rougeâtre et l’on Ltrouva le cæcum transformé en une tumeur épaisse, bosselée, qui remontait sur le côlon ascendant, qui s’infiltrait dans le mésentère voisin et le long du péritoine iliaque et qui formait un bloc dur absolument adhérent et fixé. Aucune indication ne pouvait être remplie et le ventre fut refermé. Cette intervention fut d’ailleurs bien supportée et améliora même quelque peu l’état du malade et ses souffrances. Il rentra chez lui au bout de quelques

semaines.

Examen histologique de M. Ménétrier. — La cavité de l’appendice est conservée, elle renferme seulement, par places, des amas de globules rouges et quelques leucocytes polynucléaires ; elle est limitée par un tissu qui, vu à un faible grossissement, reproduit assez bien le dessin général de la muqueuse, avec des dépressions en forme de glandes et des saillies semblables aux prolongements interglandulaires ; mais la coloration en paraît plus uniforme, et à un plus fort grossissement, on constate qu'en effet il n’y a plus là ni glandes, ni chorion muqueux, que les dépressions ne sont pas tapissées par un épithélium cylindrique et que le tissu qui constitue les parties est un tissu néoplasique formé par l’agglomération de cellules épithéliales

polyédriques et polymorphes, tassées les unes contre les autres en

amas plus ou moins volumineux, et le plus souvent en trabécules de cordons pleins, anastomosés, dans les mailles desquels se voient des capillaires sanguins, dilatés et quelques rares faisceaux conjonctifs. Ainsi est complètement transformée toute la muqueuse.

Plus en dehors, des travées conjonctives, un peu plus épaisses, la séparent de nouveaux îlots de ce tissu épithélial néoplasique, à disposition également trabéculaire, et qui remplissent complètement toute la sous-muqueuse, jusque contre les couches musculaires. I ne reste pas trace des follicules lymphatiques de cette région.

La couche musculaire elle-même, bien que conservée, n’est pas indemne. On y voit de place en place des trainées de lymphangite épithéliale qui se prolongent également dans la séreuse et forment même des amas plus développés dans le tissu graisseux du méso de l’appendice. Les cellules épithéliales, qui par leur agglomération constituent le néoplasme, sont des cellules polyédriques irrégulières, assez volumineuses, de 20 à 30 ,; en moyenne, pourvues d’un très gros noyau rond ou ovoïde, vésiculeux et renfermant un ou deux gros nucléoles. La couche de protoplasma est assez mince et les cellules étant fortement tassées les unes contre les autres, il est le plus souvent malaisé de distinguer leur contenu. Le stroma conjonctivo-vasculaire est généralement peu développé.

Le noyau métastatique sous-cutané de la paroi abdominale montre

une structure identique à celle du néoplasme appendiculaire.

Observation XLIV (Renrrom. — Zeitschrift für Krebsforschung, 1907, v. 5, p. 261).

Malade présentant un cancer du gros intestin ; au niveau du côlon ascendant, siègent trois ulcérations cancéreuses. Les divers organes

de la cavité abdominale sont envahis, ainsi que les ganglions rétro-

ro

péritonéaux, médiastinaux et cervicaux. On trouve encore des métastases dans le tissu cellulaire du médiastin, le corps thyroïde, la peau

et les muscles du tronc.

Observation XLV (Kayser. — Archiv für Gynaekologie, 1903, v. 68, p. 576).

Femme âgée de 57 ans, se plaint, le o février 19071, de douleurs abdominales remontant à six mois. On trouve dans la fosse iliaque gauche une masse résistante de la grosseur d’une pomme.

Août 1907. — Masse est toujours de mêmes dimensions.

Décembre 1901. — On trouve des nodules sous-cutanés dans la paroi abdominale et les deux cuisses. |

Arrêt des matières. Anus contre nature.

Juin 1902. — Péritenite et mort.

Autopsie. — Adéno-carcinome du rectum, du vagin, de la vessie, de l’utérus, des ovaires. Péritonite généralisée. Néphrite parenchymateuse. Sténose cancéreuse de l’anse sigmoïde.

Histologie. — Tumeur de l’anse sigmoïde : carcinome à cellules cylindriques.

Nodules sous-cutanés : même nature.

Observation XLVI (LUSTGARTEN. — New-York dermatolog. Society, 1896, v. 28, 4).

Malade homme, grand fumeur et alcoolique, est souffrant depuis deux mois ; anorexie et diarrhée. Depuis trois semaines, il présente de nombreux nodules sous-culanés, répartis sur toute l'étendue des téguments. Ces nodules, disposés d’une façon irrégulière, sont durs à la palpation. Dans le rectum, au-dessus du sphincter, se trouve

une Lumeur très grosse et Lrès dure au toucher.

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