‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 102 sur 248 · V. Koi'yi · texte numérisé non relu

V. Koi'yi

k. XLV, 5.

raître offensante, on leur demandait quel était l’acte qu’ils jugeaient le plus répréhensible dans leur vie. Je l’induis de deux exemples rapportés par Plutarque, et qui méritent d’étre cités tous deux.

Le premier est relatif à Lysandre. << Comme il conte sultait l’oracle dans la Samothrace, le prêtre lui or- « donna de déclarer quel était l’acte le plus coupable (c qu’il eût commis dans sa vie. Faut-il donc faire cette (( déclaration, demanda Lysandre, sur ton ordre perte sonnel ou sur celui des dieux? Et le prêtre lui ayant « répondu : Sur celui des dieux : Ebbien ! donc, reprit « Lysandre, délivre-moi de ta présence, toi; c’est à « eux-mêmes que je le dirai, s’ils m’interrogent. — t( ’Ev 2a[7.oGpax.'/i y^p'/iGT7ipi.a^o[j.£Vw auTto 6 bpeùç sx-eXsuGcV

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Si le texte n’est pas altéré dans le mot -/^p'/iaTvipiaÇopiveo, Plutarque s’est trompé : il ne s’agit point ici de consulter un oracle, car, dans ce cas, on n’eût pas exigé de confession préalable. Mais, d’ailleurs, le temple de Samothrace n’était pas le siège d’un oracle ; c’était un sanctuaire d’initiation.

Dans le second exemple, relatif à Anlalcidas, Plutarque s’est exprimé plus justement. « Antalcidas se « faisant initier en Samothrace, et le prêtre lui ayant « demandé ce qu’il avait fait de plus répréhensible c( dans la vie : Si j’ai fait quelque chose de semblable,

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