Lacon. Apophth., t. VI, p. 856, ed. Rcisk
a répondit-i], les dieux eux-mémes le sauront. — ’AvTa)^- « yS^ocq ev 2apLo0pay«Yi p.uou[X£voç, spcoTTjGslç utto tou Upswç, tl <c ^eivoTspov ^£(^paxev êv tw Pico* Eiti TrsTrpaxToa toloutov, « £l(70VTai, £L'T£V, aUTol Ol 6£Ot \ »
Cette réponse rentre dans celle de Lysandre ; mais il n’en serait pas du tout de meme, s’il fallait en croire la version latine ; elle fait dire à Antalcidas : (( Les dieux memes le savent. — Norunt ipsi « dii, » comme s’il y avait ’Igolgi^ au lieu de £iaovTau Et Sainte-Croix, qui ne traduisait point le grec, fait dire à son tour au général lacédémonien : (( Les dieux le cc savent ^ »
Une fois introduit dans le sanctuaire, le myste , avant d’étre admis à l’initiation, devait s’attacher autour des reins une ceinture couleur de pourpre. Cette ceinture, que Ton conservait ensuite religieusement, possédait des vertus miraculeuses, celles surtout de calmer les tempêtes et les séditions, d’apaiser les flots de la mer et ceux de la multitude. Nous l’apprenons par la savante et précieuse note que nous avons si souvent consultée, la note du scholiaste d’Apollonius de Rhodes; on y lit : « Et l’on rapporte qu’Ulysse, « initié dans la Samolhrace, se servit d’une bandelette c< de tête au lieu d’une ceinture, et qu’il fut sauvé des « vagues de la mer, après avoir placé sa bandelette « sous le ventre. C’est autour du ventre, en effet, que « ceux qui se font initier s’attachent des ceintures de « pourpre. Et l’on assure qu’Agarnemnon , qui avait « été initié, se trouvant au milieu d’un grand soulève-
t. Lacan. Apophth,^ t. VI, p. 814.