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mer et aux dieux Samotliraces l’unique bien qui lui reste, les cheveux de sa tête :
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c( En l’honneur de Gîaucus et de Nêrée et de Mêli- « certe, fils d’Ino (Palêmon), et du fils de Saturne, « qui habite les profondeurs des eaux (Neptune), et i( des dieux Samothraces, moi Lucillius, sauvé de la « mer, je me suis coupé ici les cheveux de la tête ; car « je ne possède pas autre chose. »
Nous avons entendu Diodore de Sicile, à l’article des Cabires, nous parler à deux reprises des vœux que les Argonautes adressèrent aux Samothraces; ailleurs il dit : (( On célèbre l’apparition de ces dieux Samo- « thraces et l’étonnant secours qu’ils apportent à ceux « des initiés qui les ont invoqués. — - AiaêsêoviTat n
« TouTcov Twv 0£wv £7ucpav£ta, y.cà 'TTapa^oJoç toÎ(; xiv^uvoiç
« pOvfÔ£La ToTç S7ïtXaX£Ga[J.£VOlÇ TtOV ^.U'/]0£VT(OV »
Ces dernières paroles de l’historien nous amènent à faire une remarque qui n’est pas sans importance : c’est que, pour adresser des vœux aux Samothraces, ou tout au moins des vœux susceptibles d’être exaucés,
il fallait avoir été initié à leurs mvstères.
En nous disant que l’initié pouvait obtenir tout ce qu’il souhaitait, le scholiaste d’Apollonius a singulièrement agrandi la puissance de l’initiation ; aussi