Epigr
voyons-nous qu’elle s’étendait sur le monde moral comme sur le monde physique.
Les dieux du sanctuaire passaient pour découvrir le parjure au fond des consciences ; et c’est pourquoi ils présidaient à la sainteté des serments , et en étaient regardés comme les garants les plus redoutables. Juvénal fait allusion à cette foi, lorsqu’il dit :
... Jures licet et Samothracum
Et nostrorum aras ..^.
« Lors meme que lu jurerais et par les autels des « dieux Samothraces et par ceux des nôtres. »
Suidas, dans un passage remarquable dont il n’a pas indiqué la source, représente une femme demandant à nos dieux de la venger d’un homme qui s’est parjuré envers elle : « H Si ^ia7a[;.êav£i., x.ocl
« Twv Ka^£ipco') x-al [j.sts'XGsvv tov
« £7TiopywOv^ — Mais la femme pénètre habilement la {( chose, et prie les Cabires de la venger et de pour- « suivre le parjure. »
On promettait à l’initié l’affranchissement et la purification des fautes commises. Le scholiaste d’Aristophane, interprétant le mot [j.£[j.u71[X£voç des vers que nous avons cités plus haut, fait la remarque suivante : « Il (( s’agit des mystères des Cabires. Ceux qui y sont ini- « liés croient être justes et n’avoir rien à craindre des (c dangers et des tempêtes. — Ta [j.ucTv!p!.a twv c< AoaoDat Se ot p.£[j.u7i[X£vot vauTa, re eimi /.al £X. Sei-
w vwv ccù^eaOocL x.od i'/. )(^£t.[jLcov(ov. »