Diomed., p. 474, Putsch
tjle. Il devait puiser à bonne source ; car Nonuus, poète savamment versé dans ces antiquités mythiques, a dit aussi des Dactyles Idéens, en les confondant comme lui avec les Gorybantes :
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U Dont Rbée fit jadis pousser de la terre la race force mée de soi-même. » Aùtots'Xsgttov, formée de soimême^ née, à proprement parler, sans le secours d’un père et d’une mère : c’est sous l’impression des doigts de la déesse, en effet, qu’auraient poussé ces doigts personnifiés que l’on appela Dactyles,
Cette tradition nous ramène à celle d’Apollonius. On a généralement cru, et les anciens aussi bien que les modernes, que le poète, en disant d’Ancbialé qu’elle avait saisi la terre de ses deux mains, avait voulu exprimer la douleur de cette mère, se prenant, dans le mal de l’enfantement, aux objets qui l’entouraient, comme autrefois Latone au palmier qui se trouvait à côté d’elle. Un ancien de grande autorité l’entendait même ainsi. Varron l’Atacin (de la Gaule Narbonnaise ), qui traduisit en vers latins les Argonautiques d’Apollonius, rendait de la manière suivante le passage qui nous occupe :
Quos magno Ancliiale partus adducta dolore,
Et geminis capiens tellurem OEaxida palmis,
Edidit in Dicta
On peut encore faire valoir à l’appui de ce sens l’explication d’un seboliaste d’Apollonius.
\ . Bionys.^ XIV, 25 sq.