‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 113 sur 248 · III · texte numérisé non relu

III

(( habitaient auparavant la Samothrace, et c’est d’eux « que ces insulaires reçurent leurs mystères. — Tr^v « 2a(/.o0p'/it/.7iv otîcsov TrpoTSpov ïlz'kccayol ouTOt, ot xep jIO'/;- « vaioiai cuvoix-ot i'^évovTo, y.cà Trapà toutwv 21a[;.o6prrt.’3csç Ta « op'^ia T:apa‘Xa[JLêavou(jt \ »

Mais d’où sortaient les Pëlasges eux-mèmes ? Étaientils autochtliones de l’ile ? Non, ils sortaient de l’Asie, et l’histoire de nos mètallurges, qui éclaire tant de points de l’antiquité, apporte aussi un élément de solution à la question si obscure et si controversée de l’origine des Pélasges.

La Samothrace a rendu à la Phrygie la lumière qu’elle en avait reçue, et la restauration de Jupiter a servi à rallumer le flambeau éteint des deux contrées. Mais ici se présente une seconde tradition que nous sommes tenus d’examiner avant de passer outre. C’est Denys d’Halicarnasse qui la rapporte % se fondant sur les plus graves témoignages, parlant, nous dit-il, sur la foi d’Arctinus, poète cyclique, le plus ancien des poètes après Homère, de Callistrate, auteur d’une histoire de la Samothrace, et de Satyrus, qui avait fait un recueil de fables anciennes.

Selon cette tradition, Dardanus, originaire d’Arcadie, épousa Chrysé, fille de Pallas, qui lui apporta comme dot qu’elle avait reçue de Minerve deux Palladiums et le culte des grands dieux, dont elle avait appris les mystères. Ayant quitté le Péloponnèse, et s’étant rendu dans la Samothrace, il y éleva un temple aux grands dieux, « Et y institua en leur honneur,

Page 1