‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 121 sur 248 · Antiquité expliquée^ t. II, p · texte numérisé non relu

Antiquité expliquée^ t. II, p

aussi liturge , à l’imitation du grec, où le mot avait deux sens très- différents ? Et que deviendrait une langue , s’il fallait donner à chaque signification un terme particulier ? Mais d’ailleurs il n’y a pas aujourd’hui de confusion à craindre.

L’ahbé Bergier, dans son Dictionnaire de théologie^ a consacré un article étendu et approfondi à la liturgie; mais jamais il ne s’est servi ni de liturge ni de liturgiste^ et il appelle constamment auteurs ou rédacteurs de liturgies ceux que l’Académie a cru pouvoir nommer liturgistes . Pour moi, je suivrais l’exemple de Bergier, et, en parlant d’Isidore de Séville, je dirais qu’il est regardé comme le principal auteur de la liturgie mosarabique; j’en ferais au besoin un liturge^ mais je me garderais d’en faire un liturgiste.

Puisqu’elle se laisse aller si aisément sur cette pente, je recommande à l’Académie théurgiste ^ au lieu de théurge^ pour sa prochaine édition.

Que l’on y prenne garde ! cette fureur des désinences en isme et en iste tend à désorganiser notre idiome, et à l’appauvrir de ses richesses naturelles, et elle en fera, si on ne la réprime, un jargon barbare et ridicule.

Mon intention est évidente : ce n’est pas l’emploi d’un mot que j’ai voulu justifier, c’est un principe que je cherche à défendre 5 je n’ai la prétention de corriger personne, mais je tiens à protester, au nom de notre belle langue, contre les violences qu’on lui fait.

riN DE l’appendice.

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