In Meteorol
Philon avait fait un livre intitulé, 6 le Mé-
tallique^, Enfin, dans le sommaire du XXXIII® livre de Y Histoire naturelle de Pline , il est parlé d’un Timée historien, qui avait écrit un ouvrage Sur la médecine métallique : « Timæo historico, qui de medicina mea tallica scripsit. »
Malheureusement tous ces traités ont péri, et avec eux les renseignements qu’ils nous eussent donnés sur la science de leur temps, et leslumières précieuses qu’ils eussent fournies à la science moderne. Car c’est une erreur de croire que l’antiquité nous fut inférieure dans ce genre de connaissances ; il suffisait, pour en prendre une idée plus favorable et plus juste , meme en l’absence des ouvrages spéciaux, de rassembler quelques notions éparses , de tirer de quelques faits des inductions légitimes. La remarque a été déjà faite avec une autorité que je ne lui saurais donner : « Les a modernes , dit Buffon , se sont persuadés que les « anciens n’avaient pas, à beaucoup près, autant de « connaissances en histoire naturelle que nous en « avons. Cependant c’est tout le contraire, et nous « aurons dans la suite de cet ouvrage (son Histoire ic naturelle) mille occasions de prouver que les anciens a étaient beaucoup plus avancés et plus instruits que « nous ne le sommes, je ne dis pas en physique, mais « dans l’histoire naturelle des animaux et des miné- « raux , et que les faits de cette histoire leur étaient a bien plus familiers qu’à nous, qui aurions dû