VI
fait jouer à l'orichalque un grand et noble rôle. Dans le dialogue intitule Critias, ce personnage, louant la fécondité du sol de l’Atlantide, nous dit : « Et le mé- « tal qu’aujourd’hui nous nommons seulement, était <c alors quelque chose de plus qu’un nom ; l’orichalque, « le plus précieux des minéraux après l’or, aux yeux « des hommes de ce temps, s’extrayait de la terre en « plusieurs endroits de Tîle. — Kal to vuv 6vo[jLa‘Co(j.svov
« [JLOVOV, TOT£ ^£ TtT^SOV OVO[XaTOÇ 'ÀV TO ylvOÇ £/, OpUTTO[X£VOV, « opEiya'Xxou x-aTa tottouç tzqXKqix; vt^gou,
« [/.iwTaxov £v Toiç TOT£ ov ^ » Et un peu plus bas, parlant de ces trois murs qui formaient la triple enceinte circulaire de l’acropole, il nous apprend qu’ils étaient revêtus, le plus extérieur, de cuivre; celui du centre, d’étain ; le dernier, d’oriclialque ayant des reflets de
feu : C( Kal TOU {/.àv TT£pl TOV £^(OTaTW Tpoy^OV T£l^OUÇ « x£pi£Xa[xêavov TvavTa tov Tr£pt^po[jLOV, tou Ivtoç x-aTTiT£pw <f 7U£pi£T/lX.0V, TOV ^£7U£pt. aUT7]V TTiV àx,pOTToXtV Op£t.^O'Xx,W [Xap[/.a-
« puyocç âyovTi 7uup(o^£tç^ » Et quelques lignes au-dessous, décrivant le temple de Neptune, il nous fait remarquer qu’au dedans le plancher supérieur était tout entier d’ivoire, orné d’or et d’orichalque, et que la surface des murs, des colonnes et du sol était tout entière couverte d’orichalque : « Ta £vtoç, tv)v piv opo-
cc ^-/jV £X£^aVTlV7lV t^£tv Op£l)(^aXx.a) 7U£7UOl)aX-
(( p.£v7]v, TOC ^£ aXXa xocvTa twv toc^wv T£ xal xtovwv y.cà £^cccc ^ouç op£i5(^ocXx,(p 7i:£pc£Xaêov\ » Et plus loin encore, dans le même temple de Neptune, il nous montre une colonne d’orichalque sur laquelle étaient gravées les lois des