‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 129 sur 248 · Hymn^ in Lcivacr, Pallad · texte numérisé non relu

Hymn^ in Lcivacr, Pallad

Hésycbiiis définit rorichalque, iin cuivre semblable à l’or : ce ’OpLya'Xzoç (sic)’ soixwç* ri xpv]vv)

cc à^'iiycÛK'/.QçK » Pbotius : ce Le cuivre brillant : — cc ’ops^yaXxoç* 6 ^locujriç, ycù.y.6<;^* » Suidas de meme, en ajoutant seulement ^oxqxo; : « Le cuivre bril- (( lant, estimé. — ’OpsLxctXxoç* 6 c^iauyviç jjySky.0!;^ 6 â'o- (( xi[xo;^. »

Quelle est donc cette matière si baut placée dans l’estime, employée à des usages si relevés, et qu’on affecte en même temps de reculer dans un passé mystérieux, d’envelopper de termes vagues et contradictoires ? Tâchons de dévoiler le secret.

Les anciens connurent le cuivre longtemps avant le fer, et surent lui donner une trempe qui le rendait propre aux mêmes usages que ce dernier^, l’employant a la fabrication des armes et des instruments d’agriculture. Hésiode nous dit de la troisième génération des bommes : cc Ils avaient des armes de cuivre, des

1 . V. ’Opi/a)^xoç. Il est douteux qu’Hésychius, dans la seconde partie de sa glose : yj xpr'vy, , x. t. 1., veuille faire allusion à ce cuivre qu’on trouvait sous la mer dans l’île de Démonèse, et qui était extrait par des plongeurs, comme nous l’apprend l’auteur du recueil des Récits merveilleux i « ’^Ecrxi os auxoOi y aXxoç xoXup.SyixrjÇ œ £v cusTv opyoïaTç x^ç ôaÀaa(7V]ç. >> (De Mirab. Auscult,^ c. S9, p. 118, ed. Beckraann.) J’aime mieux prendre xpvivv] dans le sens métaphorique de minc^ ainsi que l’est Tr/iyri dans ce vers des Perses^ où Eschyle dit en [>ar!ant des Athéniens : « Ils possèdent une cc source (mine) d’argent, trésor de la terre. — ’Apyo pou 7rv]y/]

a otuxoîç lcrxi, ÔTjoaupôç yôovo?. » (V. 236.) Et la phrase signifiera : a Ou source (mine) d’un cuivre supérieur. »

Apy^/a?^xo<; doit trouver place dans les lexiques.

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