‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 131 sur 248 · V. 1É86 sqq · texte numérisé non relu

V. 1É86 sqq

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A ces témoignages de Thistoire se peuvent encore ajouter les raisons physiques : ce La terre, disait le comte f< de Caylus dans le Mémoire analysé plus haut, pré- , (( sente le cuivre avec facilité, et en parties fort éten- (( dues : il se met aisément en fusion, il prend le c( moule d’une façon complète. Le fer, au contraire,

(( n’est point du tout apparent dans la mine, on ne le « trouve qu’en très-petites parties, qu’il faut réunir fc par une première fonte. Nous nous persuadons, sans c( examen, que le fer est le plus commun des métaux, cc parce que la terre en est remplie dans la partie de « l’Europe que nous habitons *, mais sans faire une « énumération des pays dans lesquels on ne l’a ((jamais trouvé, il n’existait ni dans la Grèce, ni (( dans l’Asie , ni dans la partie de l’Afrique connue (( des anciens. »

Écoutons un juge plus compétent en pareille matière. c( Il n’existe, dit Buffon, nulle part de grandes (( masses de fer pur et pareil à notre fer forgé, ni (( meme semblable .à nos fontes de fer, et à peine (( peut-on citer quelques exemples de petits morceaux (( de fonte ou de régule de fer trouvés dans le sein de

(( la terre De toutes les substances métalliques, la

(( mine de fer est la plus difficile à fondre : il s’est (( passé bien des siècles avant qu’on en ait trouvé les (( moyens. On sait que les Péruviens et les Mexicains

1. Voy., pour une (iifficulté que présente ce passage de Proclus, la Noie qui se trouve à la fin du chapitre.

« n’avaient en ouvrages travaillés que de l’or, de Parce gent, du cuivre et point de fer ; on sait que les armes cc des anciens peuples de l’Asie n’étaient que de cuicc vre , et tous les auteurs s’accordent à donner l’im- « portante découverte de la fusion de la mine de fer cc aux habitants de l’île de Crète, qui, les premiers, cc parvinrent aussi à forger le fer dans les cavernes du cc mont Ida , quatorze cents ans enviroti avant Père

cc chrétienne Le cuivre, qui de tous les métaux

cc après le fer, est le plus difficile à traiter, n’exige pas cc à beaucoup près autant de travaux et de machines cc combinées : comme plus ductile et plus souple, il se cc prête à toutes les formes qu’on veut lui donner \ — cc Le cuivre primitif, qui subsiste encore en masses « métalliques , s’est offert le premier à la recherche cc des hommes ; et comme ce métal est moins difficile cc à fondre que le fer, il a été employé longtemps aupacc ravant pour fabriquer les armes et les instruments cc d’agriculture. Nos premiers pères ont donc usé, « consommé les premiers cuivres de l’ancienne na- (( ture : c’est, ce me semble, pour cette raison que cc nous ne trouvons presque plus de cuivre primitif cc dans notre Europe non plus qu’en Asie; il a été cc consommé par l’usage qu’en ont fait les habitants cc de ces deux parties du monde, très-anciennement cc peuplées et policées, au lieu qu’en Afrique, et surcc tout dans le continent ‘de l’Amérique, où les homcc mes sont plus nouveaux, et n’ont jamais été bien cc civilisés, on trouve encore aujourd’hui des blocs cc énormes de cuivre en masse , qui n’a besoin

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