V. "’IôaTot
de ce métal, mais sans alléguer la moindre preuve qui infirmât Tasserlion positive d’Aristote. A ces partisans de l’incrédulité du philosophe se vient joindre Pollux: « Quant au métal de l’orichalque, dit-il, son existence a n’est pas même encore à présent bien avérée. — « To TOU p.£Ta)vlov oùf^£T:w y.oà vuv el<; ttigtiv
« viît£i peêaiav’. » Hésychius s’est borné à mettre en regard les deux opinions qui sont exprimées dans la glose de Didyme : « Twv £^/-■‘^ (5‘iaâ'£(5‘o[j.£vcov £lvat Touvop.a* c( 01 ^£ 7r);£iouç, Û7Tap^£iv aÙTwv (leg. aÙTov)^. — Ils disent
(c que c’est le nom d’une de ces choses inventées à « plaisir ; mais la plupart prétendent que ce métal « existe. »
Pour le génie perçant et éclairé d’Aristote, l’orichalque se montra du premier coup d’œil ce qu’il était, une création des poètes, et tous les esprits un peu critiques jugèrent comme lui. Mais les Grecs aimaient la fable ; ils y inclinaient par goût plutôt que par superstition. Le plus grand nombre paraît donc avoir éprouvé ici de la répugnance à supposer que les poètes eussent mis en œuvre une matière purement idéale ; et pour concilier leur foi avec l’absence de toute preuve physique , ils admirent que l’orichalque avait bien existé, mais qu’il ne s’en trouvait plus. Nous avons déjà entendu Platon nous dire, en décrivant l’Atlantide : « Et le métal qu’aujourd’hui nous « nommons seulement, était alors quelque chose de