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2. V. 'Opetx.aXxojv. Dans Hésychius, il faut lire bien certainement opsr/^aXxov ; la note du scholiaste d’Apollonius de Rhodes, où le lexicographe a puisé sa glose, le prouve jusqu’à l’évidence. Ce génitif op£iya);)C(ov a été attiré par les génitifs qui suivent.
« plus qu’un nom; l’orichalque, le plus précieux des c< minéraux après l’or, aux yeux des hommes de ce O temps, s’extrayait de la terre en plusieurs endroits « de l’île. » Que Platon ne se fît aucune illusion sur la réalité de l’orichalque, c’est ce que je crois très-fermement ; mais la présence de Ce métal dans son Atlantide le servait merveilleusement. Elle venait au secours de sa fable, et semblait dire à la plupart des Grecs : Qu’y a-t-il d’étonnant que l’île enchantée se soit éva-. nouie , lorsqu’une substance précieuse, que célébraient naguère les poètes, a disparu de la nature? Et de là le rôle brillant que joue l’oricbalque dans la fiction allégorique du philosophe.
Nous trouvons encore d’autres traces et assez fréquentes de la meme opinion. Pline regarde l’oricbalque comme un cuivre naturel , qui fit tomber les métaux de cette espèce dans un grand discrédit , « Parce qu’il eut une qualité supérieure, et qu’il ob- « tint une vogue de durée. » Mais il ajoute : « Qu’on (( n’en trouve plus depuis longtemps, la terre étant (( épuisée. — Mox vilitas præcipua, reperto inaliister- « ris præstantiore, maxime auricbalco, quod præci- « puam bonitatem admirationemque diu obtinuit. Nec « reperitur longo jam tempore, effeta tellure Quelques lignes plus bas, il dit encore que le cuivre Marianien imitait l’excellence de l’oricbalque : « Auri- « cbalci bonitatem imitatur. » Buffon a cru pouvoir inférer de ces paroles que l’auricbalque de Pline devait être une espèce de tombac^ cuivre chinois, mêlé d’une assez grande quantité d’or : « \Jauri-~