Dionysiac.y XLII
blant à For, se rappelant sans aucun doute les vers de \ Hymne à Ve'nusel le Critias, Il noifs a exposé ensuite d’après Didyme, Fopinion de ceux qui niaient et de ceux qui soutenaient l’existence de ce métal. Quant à Photius et à Suidas, ils ont pris le second synonyme de Callimaque pour définition du premier, sans s^inquiéter du cercle vicieux.
De ce conflit d’attributions, de ces caractères divers et opposés n’est-on pas en droit de conclure qu’on n’a voulu ni pu désigner dans l’oricbalque une production de la nature, mais un être idéal, une création delà fantaisie poétique? La poésie, qui aime le vague, se plaît à créer de ces substances que l’imagination puisse embellir à son gré de mille propriétés. On en connaît plusieurs exemples ; je me contenterai d’en citer un, qui devrait être ici un argument décisif. Estce de l’électre que je veux parler ? Quoiqu’il ne soit guère moins fabuleux que le métal qui nous occupe, l’exemple ne me paraîtrait point assez concluant. Il s’agit d’un composé où entre aussi le cuivre, et qui forme un amalgame également fictif, destiné aussi à réveiller l’idée d’une matière très - précieuse , et à ouvrir Finconnu à l’imagination ; il s’agit du chalco^ lihanon de \ Apocalypse, L’Apôtre inspiré décrivant l’image divine qui lui est apparue, dit : « Et ses yeux (( étaient comme la flamme du feu, et ses pieds semc( blables au chalcolibanon, comme embrasés dans la « fournaise. — Kal oi 6(pGa);[;.ol ocutou coç <pXoÇ Tiupoç, xai qi « aÙToij o[jloioi wç Iv x,a[JLiV(o TreTUupwjxs-
« » Qu’est-ce que ce, .chalcolibanon ? Un métal