‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 144 sur 248 · De Homonym. Hyl. latr., p · texte numérisé non relu

De Homonym. Hyl. latr., p

sacré. Quant au sens prête par Saumaise et son grammairien à )(^a);)to‘Xiêavov, il est absolument inadmissible dans le passage de saint Jean. Que signifieraient, en effet, des pieds d'encens dans une fournaise ardente ? ne sont-ce pas deux idées inconciliables ? Et le verbe xsxupwjAsvoi ne serait-il pas d’une impropriété choquante, en parlant d’une résine que la moindre action du feu suffit pour liquéfier ? Évidemment l’intention de l’Apôtre a été de nous montrer un métal incandescent, et l’obscurité mystérieuse dont il s’enveloppe ne tend qu’à nous dérober l’espèce et la composition de cette matière. De là donc, après Saumaise, comme

après Bocbart et tous les autres*, l’insolubje question

que s’adressaient déjà les anciens : quel est ce métal ? Suidas le définit : « Une espèce d’électre, plus pré- « cieuse que l’or. — Xa)^x.oXi€avov* vj^^s'/tTpou, Tqjuw- (c T£pov ypucoij ; » et il définit immédiatement après l’électre : « De l’or sous une autre forme, mêlé de verre « et de pierre précieuse : c’est de cette composition c( qu’est faite aussi la sainte table de la grande église « (Sainte-Sophie). — XXKotutzo'^ ypuaiov, p/.£[/.iYpLsvov ûsXw

cc y.7,\ >^iÔ£ia* oTCOia; £GtI auv6£G£wç y.cà 7^17. TpaTTE^a ttIç

« (/.syaV/iç » Définitions illusoires expliquant

l’inconnu par l’inconnu.

La Vulgate a rendu le mot par aurichalcum; je vois aussi que Théodore de Bèze, qui a laissé dans sa version littérale de \ À pocàljpse^ le mot grec chalcolibano^

1. Je ne m’arrête point à l’opinion de dom Calinet, qui, dans son commentaire sur la Bible, incline fort à croire que saint Jean a voulu désigner par }(^aXxoX(êavov un cuivre tirant sur le blanc (t. VIII, p. 927).

Page 1