‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 147 sur 248 · SUR LA TREMPE QUE LES ANCIENS DONNERENT AU CUIVRE · texte numérisé non relu

SUR LA TREMPE QUE LES ANCIENS DONNERENT AU CUIVRE

Buffoii, avec son grand sens, et en voyant les seuls usages que les anciens firent du cuivre, avait très-logiquement conclu qu’ils possédèrent le secret de donner à ce métal une dureté particulière. « Les Egyptiens, les Grecs et les Ro- « mains, dit-il, savaient donner au cuivre un grand degré « de dureté, soit par la trempe, soit par le mélange de • « l’étain ou de quelque autre minéral, et ils rendaient leurs « instruments et leurs armes de cuivre propres à tous les « usages auxquels nous employons ceux de fer L »

Mongez, dans ses Mémoires sur le bronze des anciens^ a essayé de réfuter l’opinion relative à la trempe, et bien qu’il l’ait fait avec une faiblesse qui nous dispenserait de le réfuter à notre tour, nous allons examiner rapidement ses raisons, et les détruire en quelques mots.

Le savant académicien élève deux difficultés contre la trempe du cuivre attribuée aux anciens ; la première, c’est que par la trempe, ils auraient amolli le métal, au lieu de le durcir ; la seconde , c’est qu’aucun de leurs écrivains n’a mentionné une semblable opération : « Si les anciens, en «< effet, dit-il, avaient trempé le cuivre, comment serait-il « arrivé que leurs écrivains eussent gardé le silence sur un « procédé aussi utile pour les arts ^ ? »

A la première de ces difficultés, je n’objecterai pas que le comte de Gaylus fit faire par le chimiste Geoffroy des essais

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