V. ’Opeiÿ'alxoç
3. AàiScut, Hercul., 122. — J’ai Tondu la glose de Tzetzès avec celle du grand Étymologique, parce que c^est évidemment la même; seulement chacun des grammairiens l’a donnée de son côté fautive et incoinplète. En les rapprochant, j’ai été assez heureux, je crois, pour pouvoir les corriger et les compléter l’une par l’autre, et rétâblir intégralement le texte primitif, sauf un seul mot que j’âî ajôüté. Rendons compte de ce travail critique. ^
Voici la glose de Tzetzès : « ’ÀXXot Se "XéyouGiv, on ôpeij^^aXxoç j^u- « [xeuatç loTi tou vuv eup'.axoïxevou. Ou yàp axeuaai'a Tivt yiyetat
« 6 Xeuxb^, cpuaet Trup^bç wv. »
Vdifci celle du grand Étymologique : « ^AXXoi Sè Xeyouatv, on ôpei- « yaXxoç ytjp,£uai(; lïxi yaXxbtî, tou vbvi £upt(7xopi,£Vdü Xeuxoü y^aXxou* Œ ouiTOç yàp axeuatjia Tivi ytveTai Xeuxbç, ^uaei. »
Dans le premier grammairien, ou qui viehl apres suptcxopievou,
Pëdiasimus nous avait déjà dit : « ’Opsi/aXxoç* to leuîtov a y^^ly.iô]LOL^, — Orichalque, cuivre blanc, » désignant sans aucun doute le laiton. 11 faut noter, à propos de répithete blanc^ donnée à cet alliage, qu’elle lui convient aussi ; car le laiton est plus ou moins blanc, jaune ou rouge, suivant les différentes doses du mélange.
Ces explications contribuent à éclaircir un passage malheureusement mutilé de Théophraste, mais où Ton verra surtout à présent, que le philosophe naturaliste, qui vient de nommer simplement le cuivré^ y(oCky.ov, ne peut désigner que le cuivre pur et le cuivre allié, quand il ajoute quelques mots après, spuBpov xai T^ewôv, rouge et blanc
De là il suit aussi que Dioscoride n’a pas d’autre intention, lorsque dans sa Matière médicale , il parle au commencement d’un chapitre, du cuwre blanc^ yoCk-
n’est que la fin du mot Xeuxoïï , qui manque ainsi que ^aXxou, comme il se voit par le grand Élymologique. Un manuscrit de Tzetzès offre axEuaafa yàp, leçon certaine, et qui prouve que c’était là le commencement de la phrase.
Dans le second grammairien, il faut nécessairement après Xeuxou )(aXxoü , ajouter yevofAEvou ou un mot équivalent ; car l’auteur doit vouloir dire que l’orichalque est un alliage du cuivre ordinaire, devenu cuivre blanc ou laiton. Mais le ootoç qui suit, omis par le premier grammairien, doit disparaître ; car l’auteur dirait que le cuivre, qui est déjà blanc, devient blanc. C’est yaXx.oç, fourni par Tzetzès, qui réclame cette place. Enfin, (puasi attend manifestement TTuppbi; wv du même Tzetzès. Ces combinaisons réunies produisent la restitution suivante : « ’ÀXXoi Ss Xéyouatv, on y^u{jt.£UŒt(; iari yaX- « xou TOU vuvi Eupioxoïxevou, Xeuxou y^aXxou [yevopiEVOu] * axEuaoria yap « Tivi yivExai ô y^aXxbç Xeuxo;, ^u<7ei Tcup^bç wv. »