‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 163 sur 248 · Corp. Inscr., t. I, p. î286, n · texte numérisé non relu

Corp. Inscr., t. I, p. î286, n

ne peut désigner ici que du laiton, bien que Tustensile qu’il caractérisait, fasse défaut dans Pinscription.

On ne peut guère douter qu’il ne s’agisse encore du laiton dans ce passage du Périple de la mer Erythrée d’Arrien. Le géographe parlant des marchandises qu’on portait à l’entrepôt général d’Adulis : « Il y ar- « rive aussi, dit-il, de l’orichaîque dont ils se servent (f en guise de parure, et qu’ils coupent en morceaux « pour leur tenir lieu de monnaie.— opsè c( yoCky.oq, w ypcovxai irpoç x.ocp.ov, y.ol\ Guy^OTTYiv àvxl vo[/.è « Gpt.aTo;\ » Si la monnaie pouvait désigner ici le cuivre pur, la parure doit désigner un métal plus choisi.

Philostrate, dans sa Fie d' Apollonius de Tyanes^ a parlé de notre métal, et il l’a fait aussi en déterminant clairement sa nature. Apollonius veut montrer que le mépris des richesses numéraires se doit étendre nonseulement à l’or et à l’argent, mais aux métaux plus vulgaires; et comme il se trouve en ce moment dans l’Inde, il a recours à une comparaison de la monnaie de ce pays avec celle des Romains et des Perses : U Ainsi, dit-il, les Indiens, par exemple, ont une monte naie d’orichalque et de cuivre noir, avec laquelle a sont obligés de tout acheter tous ceux qui sont ve- « nus s’établir au milieu de ce peuple. Quoi donc? si « ces excellents nomades nous offraient leur numé- « raire, est-ce, ô mon cher Damis, qu’en me le voyant a refuser, tu m’avertirais et tu me montrerais que ce « qui constitue cette richesse, ce sont les pièce^s que « frappent les Romains ou le roi des Perses, mais que « cette monnaie-ci est une matière toute différente,

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