‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 165 sur 248 · II, 20, p · texte numérisé non relu

II, 20, p

Là même observation ne saurait s’appliquer aü passage suivant du même ouvrage. Apollonius étant à Rhodes, demande à Garnis, fameüx joueur de flûte, qui se trouvait alors dans cette ville, et qui venait de vanter les effets surprenants de son art : <c Est-ce, « ô Garnis, la flûte elle-même qui produit de tels « effets, parce qu’elle est d’or et d’orichalque et d’os « de jambes de cerfs ou de jambes d’ânes ? — Touto « ouv, (0 Kavs, TTOTepov aÙToç epyaÇeTai 6 cx.^'khç, ^tà to « Ts jcal o^ziy^oi'ky.ou, y.cà ê)^acpcov k.v“/i(-A7i; $uyx.£tcGat, ti xal cc ovwv^; » La place que donne ici Apollonius à l’orichalque annonce évidemment une matière inférieure à l’or ; mais, d’un autre côté, l’emploi qu’a reçu cette matière annonce un éclat rival de celui de l’or, par conséquent un laiton distingué.

Il en faut dire autant de l’orichalque d’un discours de l’empereur Julien. Dans son Panégyrique de l’impératrice Eusébie, décrivant une pompe royale, l’orateur nous y montre un grand nombre de chars , de chevaux, de véhicules de toutes sortes, travaillés avec un art exquis en or, en argent, et en orichalque : k 'AppLaTwv x,al iTnrcav x.al ô^vi [xcctcov TcavTo^aTUwv Xpu(7w (c x.ai apyuptp, x.al ooeiyj£Xy.iù p^sTa ttiç apiaTV]? Tsyvviç

« » Gette place donnée immédiatement après

l’or et l’argent, dans un objet de luxe, travaillé avec tant d’art, ne convient point au simple cuivre, c’est celle du laiton et du laiton le plus brillant.

Il nous reste à faire voir par des exemples éprouvés avec la même règle, que partout où les Romains ont

Page 1