‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 166 sur 248 · Orat.j III, p. 110, ed. Spanhem · texte numérisé non relu

Orat.j III, p. 110, ed. Spanhem

désigné rorichalqne comme un corps réel, ils ont voulu parler de l’alliage du cuivre et du zinc.

Cicéron suppose le cas de conscience suivant : « Si « quelqu’un, dit-il, vendant de l’or, croit. vendre de U l’orichalque, un acheteur honnête l’avertira-t-il que U c’est de l’or, ou achètera-t-il un denier ce qui en « vaut mille ? — Si quis aurum vendens, orichalcum se « putet vendere, indicetne ei vir bonus, aurum illud « esse, an emat denario, quod sit mille denarium^? » Puisque le vendeur lui-même confond les deux métaux , il faut que leur ressemblance apparente soit grande ; et d’un autre côté, puisqu’il y a tant de disproportion dans leur valeur intrinsèque, il faut que leur matière soit très-différente; partant le laiton seul peut concilier ces deux oppositions.

C’est sans doute le même alliage qu’il faut voir dans l’orichalque dont j)arle Horace, et qui servit à joindre les différentes parties de la nouvelle flûte des théâtres :

Tibia non, ut nunc, orichalco vincta, tubæque

Æinula; sed tenuis simplexqiie foramine pauco^.

Porphyre, le vieux commentateur du poète, l’entendait bien ainsi, ])uisqu’il dit : « La flûte, qui est passée c( d’usage, n’était ni aussi précieuse, ni aussi grande « que la flûte actuelle, qui est ornée d’orichalque, « lequel est très-semblable à une feuille d’or. — ISec « tibia quæ interiit , tam pretiosa erat, neque tam « magna, quam nunc est, quæ orichalco ornatur, « quod simillimum bracteæ aureæ est. »

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