rt. Poet., 202 seq
Lorsque Suétone nous raconte que Vitellius, pendant qu’il n’était encore qu’administrateur des travaux publics de Rome , passait pour avoir enlevé les offrandes et les ornements des temples, et fait parfois des substitutions, en mettant à la place de l’or et de l’argent l’étain et l’oricbalque : « In urbano officio (» dona atque ornamenta templorum subripuisse, et (( commutasse quædam ferebatur, proque anro et ar- (( gento stannum et aurichalcum supposuisse*, » assurément aurichalcum désigne ici du laiton ; car c’était la composition qui pouvait le mieux, et à moins de frais, simuler l’or et dissimuler le larcin. D’ailleurs Vitellius avait appris de César à commettre habilement ces fraudes sacrilèges. « César, à l’époque de « son premier consulat, nous raconte le meme Sué- (( tone, ayant dérobé du Capitole trois mille livres (( d’or, mit à la place un poids égal de cuivre doré. — (f In primo consulalu tria millia pondo auri furatus w e Capitol io, tantumdem inaurati æris reposuit^ »
Un autre exemple qui marque assez nettement la distinction de ce métal artificiel, c’est celui de Pline. L’historien qui nous a déjà déclaré que l’orichalque ne se trouvait plus, prenant ici le mot dans l’acception vulgaire, sans nous en avoir prévenus, et sans se souvenir peut-être de ce qu’il avait avancé trois livres plus haut, nous dit au sujet de la chrysolithe ou topaze : (( On enferme dans un chaton celles qui sont « transparentes ; on met de l’oricbalque sous les autres. « — Funda includuntur perspicuæ; ceteris subjicitur