Cæs., LIV
€< aurichalcum\ » C’est-à-dire que sous les topazes moins brillantes, il était d’usage de mettre mie feuille de beau laiton, pour leur donner ce jaune d’or, qui en fait le lustre et le prix.
Lorsque le jurisconsulte Marcianus, au sujet de cette question de droit : « Si quelqu’un a vendu, sans le sa- « voir, un vase d’oricbalque pour un vase d’or, » la résout en disant, « Que le marchand est tenu de four- « nir l’or qu’il a vendu. — Si vas auriclialcum pro « auro vendidisset ignorans, tenetur ut aurum quod « vendidit præstet^; )) il résulte de la question que le vase a pu ressembler assez bien à l’or pour que le vendeur et l’acheteur y fussent trompés, et de la décision, que ce vase n’avait de commun avec l’or que l’apparence, double caractère qui s’applique au laiton sans équivoque.
Lorsque le grammairien L. Ampélius, qui a peutêtre vécu au quatrième siècle, et qui nous a laissé un recueil de faits curieux, sous le titre de Liôer mémorialis^ nous dit au chapitre vm , où il passe en revue les Merveilles du monde^ Miracula mundi : « Ibi « (Ephesi) et sepulchrum Icari stertentis , quasi dor- (c miat, miræ magniludinis, ex orichalco et ferro. — rt A Éphèse se voit aussi le tombeau d’icare ronflant, <( comme s’il n’était qu’endormi, monument d’une {( grandeur merveilleuse, fait d’oricbalque et de fer,
. l’orichalque de ce monument ne saurait être que du laiton.
Enfin lorsque Prudence nous dit que les païens.