‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 174 sur 248 · V, 1240 sqq · texte numérisé non relu

V, 1240 sqq

sur une fausse étymologie. Quant à la tradition qui, aux quatre âges du monde, désignés par l’or, l’argent, le cuivre et le fer, en aurait ajouté un cinquième désigné par l’oriclialque, le commentateur de Virgile est notre seul garant. Du reste, ce serait une preuve de plus de la grande célébrité dont jouit notre métal.

Le second poète épique qui a rappelé l’orichalque primitif, c’est Valerius Flaccus, quand il nous représente Bellone agitant dans sa démarche retentissante, l’orichalque de son armure :

Passuque moyens orichalca sonoro ^ .

Nul doute encore que nous n’ayons ici la même matière dont Apollonius de Rhodes, le modèle de Valerius Flaccus , a fait la houlette que Lampétie agite ^ 6p£t^à7x,oio (pasivou xa77£v xalaupoTira , la même matière dont Virgile a fait la cuirasse que Turnus essaye.

Au chantre des Argonautlques doit succéder celui de la Thébaïde ; Stace nous montre le Sphinx qu’on a représenté sur le casque de Ménœcée, tressaillant de la fureur guerrière du héros, tandis que les ornements d’orichalque répandus sur cette armure, en sont tout radieux :

Emicat effigies, et sparsa orichalca renident^. .

Inutile d’insister sur la nature du métal ; les raisons alléguées la déterminent clairement.

En quatrième lieu se vient placer Philostrate, qui

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