‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 177 sur 248 · Jbid.^ p · texte numérisé non relu

Jbid.^ p

Ce qu’il y a de plus sur, c’est que cette espèce de métal jouit d’une assez grande renommée dans l’antiquité : Hésychius le signale comme une production remarquable’, et Pollux nous apprend qu’il avait servi de matière à Vulcain pour former ce chien miraculeux, que le dieu anima du souffle de la vie , et qu’il offrit en présent à Jupiter; nous lisons àdiUsY Onomasticon : 6 Kolocpcovio; touç ’Iv^ouç zuvocç àTToyovoüç

« <pvic>lv ehca twv XzTaiwvoç )cuvwv , waTusp x.al toc; Xaovi^aç « xal MoXoTTt^aç aTCoyovouç (pviGi zuvoç, ov '^HcpaiCTOç ex. y^oLk^- « X.OU AvipLovYiCLOu y^aXzeuaapLevoç,

« Kai ^uy^Tjv evôeiç, Swpov eSwxe AiP. »

a INicandre de Colophon dit que les chiens de l’Inde « descendent des chiens d’Actéon, comme il dit aussi « que les chiens deChaonie et de Molossie descendent c( du chien que Vulcain, après l’avoir fabriqué de cui- (( vre démonésien, et l’avoir pourvu d’une âme, offrit U en don à Jupiter. »

Mais personne jusqu’à présent n’a dit que le cuivre de Démonèse ait eu la nature ni porté le nom de l’orichalque. Comment cepçndant expliquer la double assertion de l’auteur des Récits merveilleux ? En supposant que les statues de Phénée aient jamais existé, chacun voit de prime abord que l'antiquité qu’on leur attribuait est ridiculement exagérée, que la matière et le travail de l’art démentent formellement l’inscription qu’elles portaient, et que l’inscription elle-même se discrédite la première. Mais pour la crédulité religieuse

Page 1