Ad calcem S. Ambrosii, t. II, p
que la cadmie fossile ou calamine, et nous n’avons ici , que du pur laiton ; mais on voit que l’orlhograplie aw‘ richalcum^ qui avait prévalu, embarrassait les écrivains de ce temps, et que, pour la mettre d’accord avec la composition réelle du métal, ils supposèrent que la première moitié du mot signifiait non plus de l’or, mais la couleur de l’or.
Au IX® siècle, Anastase, le Bibliothécaire, sans changer la signification à' aurichalcum^ en modifie légèrement l’orthographe, et écrit plusieurs fois aiirochalcum, dans ses Fies des Pontifes. Dans la Vie de Sixte III : « Ohtulit et cantliara cerostrata auro- « chalca^ » 11 avait déjà dit dans la Vie de saint Sylvestre : « Fecit autern candelabra aurochalca^ » Ce n’est pas qu’il s’interdise la forme aurichalcum ; quelquefois, au contraire, il les emploie l’une et l’autre à quelques lignes de distance.
La meme orthographe se montre dans un des glossateurs publiés par H. Eslienne : « Aurocbalca, xpaj^acc Tiva. » B. Vulcanius a voulu lire : « Aurichalcum, « ti. » ]Ne changeons rien ; aurochalca est ici un
adjectif neutre, comme dans Anastase, et xpa(xaTiva un autre adjectif neutre, de xpap^-a^ivo;. Ce dernier mot me paraît meme confirmer ce que j’ai dit du y.pa(i,a de Strabon, à la page 245.
Au XIII® siècle, un esprit plus ambitieux que puissant, mais qui eut aussi sa force propre, Albert le Grand, dans le livre des Mine'raux^ au chapitre où il traite de la nature et de l’alliage du cuivre {De natura
\. Fit. Pontif.^ p. 64.