Spéculum natarale^ VU
« — Tegulas invenit Cinyras et metalla æris, utrum»
<c que in insiila Cypro \ »
Venons à l’extrait de l’ouvrage intitulé de Naturis rerum^ des Natures des choses. Celte encyclopédie, qui coûta de longues années de travail, et qui ne comprend pas moins de vingt livres, est de Thomas de Cantipré, un illustre disciple d’Albert. G. Cave, dans son Histoire littéraire, s’est trompé, lorsqu’il a dit que cet ouvrage était perdu : « Interiit liber operosus « de Naturis rerum, a Tboma Cantipratensi labore a quindecenni scriptus^ » L’encyclopédie de Thomas existe ; mais elle attend le grand jour de l’impression.
« L’auricbalque , est-il dit dans l’extrait, provient « du cuivre, et il est ainsi appelé, parce qu’il a l’éclat « de l’or, ou parce qu’il sert à faire l’or. Le pbilosocc pbe dit, en effet, dans son livre sur la Lumière, « Que « le meilleur or se'produit avec T urine d'un enfant et (c r aurichalque . » Ce qu’il faut entendre de la couleur,
« et non de la substance; carie meme Aristote ajoute « Que la couleur change, mais que la substance reste. »
Quel est d’abord cet écrit d’Aristote sur la Lu- ' mière? Parmi les ouvrages du philosophé, Diogène de Laerte signale un traité- sur F Optique, en un livre, ’Otttixov cé ^ : c’est là ce que je vois de plus approchant de l’écrit sur la iMinière. Quant à la recette pour produire la couleur d’or , c’est tout simplement la recette que donne Pline pour produire la cbrysocolle, destinée à souder l’or. Il n’y
\. Nat.