BOCHART
Bochart, dont personne ne conteste la riche et vaste érudition, mais qui se préoccupait bien plutôt d’étaler du savoir que d’approfondir la science, de multiplier les citations que de les digérer avec méthode, a consacré à notre métal quatre colonnes de notes dans V Hierozoïcon. Ces notes cousues bout à bout, et sans autre ordre que celui où elles étaient entassées dans ses Adversnria^ troublent l’esprit au lieu de l’éclairer, et embrouillent la matière au lieu de l’éclaircir. En outre, aucune des nombreuses difficultés du sujet ne s’y voit, je ne dirai pas sérieusement discutée, mais même abordée; et tous les résultats qu’on en recueille, c’est que le Savant orientaliste a pensé que Y aiirichalcum des anciens ne se trouvait plus, et qu’il n’entreprend point de décider s’il existe réellement ou s’il a jamais existé; qu’en résumé son avis est qu’on
peut rendre compte du nom, mais que la chose est à peu près indéfinissable. « Et an yere exstet, aut vere « unquam exstiterit, jam inde ab Aristotele contro- « versa res fuerit inter scriptores. . . . Sed rem definire cc cuivis non est obvium b »