‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 198 sur 248 · Ibid, y p · texte numérisé non relu

Ibid, y p

les témoignages? Il cite une seule phrase de Platon, d’après la version latine, et pour le ranger parmi les poètes; il ne tient aucun compte de Pline; et quant aux grammairiens, il les passe sous silence.

A cette difficulté s’en rattachait étroitement une autre, celle d’expliquer le retour de plusieurs écrivains d’une époque récente à l’opinion admirative des anciens pour l’orichalque et à l’emploi de cette substance pour les plus nobles usages. De Launay qui n’a cité que l’exemple de Virgile, et qui aurait pu l’écarter avec son système d’exclusion, a pensé que le poète désignait par Y orichalcoa Iho de la cuirasse de Turnus le zaccrt- Tepoç, Y étain d’Homère. On voit qu’il était difficile de conjecturer plus malheureusement, et pour ma part, j’aime cent fois mieux la réserve modeste de M. Laurent Lersch qui, dans ses Antiquités Argiliennes ^ à propos de l’orichalque de cette même cuirasse, nous dit : {( Orichalcum metallum pretiosissimum quale fuerit; cc naturæ scrutatoribus relinquendum exislimo h »

Restait en finissant un dernier nœud à résoudre; il s’agissait de rendre compte du changement d’orthographe et de sens arrivé dans le mot orichalqiie, chez les Romains. De Launay n’a rien aperçu sous ces altérations, et n’en a pas même soupçonné la cause.

Dirai-je maintenant qu’il n’existe aucun ordre dans ce Mémoire, et que la critique n’y fait pas moins défaut que la méthode? Ajouterai-je qu’on y trouve à peine la vingtième partie de l’érudition nécessaire? Pour le faire juger sous ce dernier rapport, il suffira de remarquer que Fauteur non-seulement n’a pas dis-

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