Antiquit. Vir^il.y Bonnæ, 1843, p
cutë, mais qu’il n’a pas meme cité, et qu’il a connu à peine sur ouï-dire les deux passages fondamentaux de son sujet, le passage du scholiaste d’Apollonius de Rhodes et celui de Strabon.
Ces omissions font présumer assez, sans qu’il soit besoin de le dire expressément, que dans le travail de l’académicien belge, on ne rencontre aucun de ces détails sur lesquels nous nous sommes longuement arreté, détails si importants pour la connaissance de la métallurgie antique, si précieux pour l’histoire des arts du dessin.
Une insuffisance si bien démontrée, serait néanmoins difficile à comprendre, si nous n’en donnions en quelque sorte le secret. Pour traiter un pareil sujet, c’était peu d’étre historien et naturaliste; il fallait être encore et surtout un philologue, capable d’entrer dans la discussion approfondie des textes grecs et latins. Sans parler, en effet, de beaucoup d’autres difficultés, dont la solution ne s’obtenait qu’à ce prix, ce n’est que par la philologie latine qu’on pouvait expliquer la destinée de l’orichalque chez les Romains; ce n’est que par la philologie grecque qu’on pouvait éclaircir le passage de Strabon, et tirer de celui du scholiaste d’Apollonius tous les curieux enseignements qu’il renferme. Or, cet instrument n’a pas été mis une seule fois en œuvre dans tout le Mémoire ; il serait même permis de penser, si on en juge à l’extrême rareté des citations grecques, et à l’usage constant des versions latines, que l’auteur était peu familiarisé avec le grec. Je crois donc pouvoir répéter sans injustice et à titre de conclusion, le jugement que j’ai porté du Mémoire de l’académicien belge.